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STATUE ÉQUESTRE ANTIQUE. 204 de la visite qui fut faite sur les lieux (t), quelques jours après la précieuse découverte, en présence d'un échevin, du voyer de ville et d'un commissaire du quartier. Nous avons vu que cette recherche fut infructueuse et qu'on fut obligé de discontinuer, le froid y mettant un trop grand obstacle, mais qu'il fut décidé que la place serait marquée avec soin, afin de faire une fouille sérieuse dans l'été, au moment des basses eaux. Malgré cette résolution bien arrêtée , MM. les Échevins furent détournés de nouvelles recherches par des occupa- tions d'un intérêt plus puissant. L'extrême misère des ou- vriers en soie, pendant deux années consécutives, dut réclamer la principale attention du Consulat. La triste po- sition de cette classe malheureuse, accablée tout h la fois par la cessation du travail, le prix excessif des denrées et un froid rigoureux (2), réclamait toutes les ressources dont pouvaient disposer les magistrats. Ce n'est donc point par négligence, ni par découragement, que les fouilles projetées n'eurent pas lieu. Cependant, ces moments pénibles passés, le souvenir de la découverte se ranima. Quelques amateurs zélés, à la tête desquels était M. Bigod de Terrebasse, réussirent a former une souscription et l'on s'occupa des moyens de rechercher la statue. Craignant, sans doute, quelques difficultés de la part du Consulat de cette époque, M. Rigod de Terrebasse s'adressa à M. Bertin, contrôleur général des finances et ministre d'État. Ce personnage écrivit alors a M. de Riverieux de Chambost, prévôt des marchands a Lyon, une lettre que (1) Le 10 février 1766. (2) Le 12 janvier 1766, le thermomètre descendit à treize degrés et demi (Réaumur), et les 10 et 11 janviers 1767. il s'abaissa à 17 deg. et demi.