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                                          RAPPORT
  Lu dans la séance publique de l'Académie, du 21 juin 1889,

                                   PAR M. J. MORIN,

                   AC NOM DE LA COMMISSION DU PRIX A DÉCERNER


                                         SUR LA QUESTION .'


« Etudier , rechercher   (   surtout au point de vue moral , et indiquer aux gouvernants , aux admi
  nîstrateurs, aux chefs d'îndustrie et aux particuliers quels seraient les meilleurs mojens, les
  mesures les plus pratiques ; 1° Pour élever le salaire des femmes à l'égal de celui des hommes
 lorsqu'il y a égalité de services ou de travail ; 2° Pour ouvrir aux femmes de nouvelles carrières,
  et leur procurer des travaux qui remplacent ceux qui leur sont successivement enlevés par la
  concurrence des hommes et la transformation des usages et des mœurs, «




           MESSIEURS,


   Le concours ouvert sur la généreuse initiative de notre
confrère, M. Arles Dufour, a donné lieu a l'envoi de vingt
mémoires. Ce nombre de travaux, dont plusieurs sont
très-développés et formeraient des ouvrages complets sur
la matière, vous montre que la question répondait à un
grand besoin social, et qu'elle s'agitait dans les intelligences
et dans les sentiments avant que vous eussiez lait appel aux
personnes qui l'avaient méditée.
   Parmi ces mémoires, près de la moitié sont des travaux
sérieux, par la pensée et par l'expression, dignes de figurer
dans une lice académique, quoique plusieurs, pour ne pas
s'être enfermés strictement dans la formule de votre pro-
gramme, aient dû être écartés du concours. En effet les
questions posées tiennent à d'autres qui sont beaucoup plus
théoriques. Elles en sont, si l'on veut, une dépendance;