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ET LES ACADÉMIES DE PROVINCE. 387
ici une distinction entre les diverses classes de l'Institut. Si
les avantages de l'association sont incontestables en regard
de l'histoire et de la science, ils sont douteux sinon nuls,
pour le goût, la poésie , l'e'loquenGe et les beaux-arts. Deux
classes de l'Institut, l'Académie française et l'Académie des
beaux-arts, n'entreraient donc qu'accidentellement en rela-
tion avec les sociétés savantes de la province. C'est l'Aca-
démie des sciences morales' et politiques, l'Académie des
inscriptions et belles-lettres etsurtout l'Académie des sciences
qui auraient à instituer avec elles un commerce régulier
et fécond. Chaque année, dans une circulaire ou instruction
générale, elles appelleraient leur attention sur tel ou tel ordre
de phénomènes, sur telle ou telle question et les inviteraient
a s'occuper simultanément de certaines séries d'observations
et d'expériences. A ce programme annuel et commun s'ajou-
teraient des communications particulières pour les décou-
vertes, pour les phénomènes nouveaux, pour les missions
spéciales à telle ou telle académie, suivant ses goûts, suivant
la nature ordinaire de ses travaux, et en raison du voisinage
des phénomènes à étudier. En confiant ces missions spéciales
l'Institut devrait pouvoir leur donner aussi quelquefois les
moyens de les remplir et les aider non-seulement avec des
conseils, mais au besoin avec son budget. C'est ce que vient
de faire l'Académie des sciences en accordant à l'Académie
de Dijon une subvention de deux mille francs pour des
expériences avec des ballons captifs dans les hautes régions
de l'air. Je me plais a signaler ce témoignage tout récent
de l'intérêt que porte l'Institut aux sociétés savantes, et Ã
y voir comme un prélude de l'alliance à laquelle nous aspirons.
L'avantage ne serait pas moins grand pour la publicité
que pour l'unité des travaux de la province. Parcourez les
recueils, aujourd'hui régulièrement publiés, par toutes les
principales académies de la province ; ils sont remplis de