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244               SUIl l/ENSKIgNEMENT DES BEAUX-ARTS.

 jection ayant pour but la durée trop grande que peuvent
 avoir des études complètes. Celte objeclion n'a pas une
 grande portée, d'abord parce qu'il ne faut pas négliger un
 moyen qui doit avoir beaucoup de succès, uniquement parce
qu'il exige du temps ; en second lieu , il faut remarquer que
 lorsqu'un élève a étudié, par exemple, le dessin et la scul-
pture, il ne lui faut pas beaucoup de temps pour y ajouter
des études de la peinture, et, lorsqu'il aura acquis un cer-
 tain talent dans ces trois branches des beaux-arls, l'étude
de l'architecture ne lui coûtera plus qu'un temps bien
court comparé à celui qu'elle eût exigé s'il avait commencé
par elle. C'est que tous les arts se prêtent un mutuel appui ;
et que, par suite, les études complètes n'exigent pas un
temps proportionnel à celui que nécessite l'étude d'un seul
genre. Enfin , l'on sait que l'homme qui varie ses occupa-
tions et les travaux auxquels il livre son corps et son esprit,
peut travailler, tous les jours, pendant un plus grand nombre
d'heures que celui qui se renferme dans une seule et môme
occupation. Aussi l'artiste qui varie ses études peut-il em-
ployer avec fruit une grande portion de chaque journée,
tandis que celui qui se livre à un seul genre est obligé de
restreindre le temps qu'il faut consacrer à ce travail. Il
résulte donc de eette observation que les éludes complètes
des beaux arts peuvent se faire dans un temps proportionnel-
lement moins long que les études incomplètes.
                                            Un Âmi des Arts.


      ( t a suite au, prochain numéro ) ,