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04     '             PENSÉES SUR L'OISIVETÉ.
  Les jeunes hommes étaient élevés dans le rude maniement
des armes. Affrontant les périls et bravantla rigueur des saisons.

  * Plus tard les guerres furent moins fréquentes ; alors le
gentilhomme campagnard sut allier les rudes épreuves des armes
avec l'activité de l'homme vivant dans les champs, s'associant
aux travaux et les dirigeant.

   * Il y eut là une première transformation.
   Aujourd'hui la transformation a été complète pour les hautes
classes. — Mais si le travail change, la loi du travail subsiste...
   Comment est-elle observée?

   * Jeunes gens , pères de famille , qui que vous soyez, vous
n'êtes plus appelés aux travaux d'autrefois, mais vous avez à subir
la loi du travail... Vous ne vous déroberez pas en vain à cette loi...
   Les connaissances humaines ont grandi comme un géant, vous
devez acquérir et utiliser ces connaissances ; vous devez travail-
ler, sous peine de déchoir.

   * Mais, dira-t-on, tel ou tel genre de travail ne peut convenir
à certaines classes de la Société, eh bien! cherchez d'autres occu-
pations : elles sont assez nombreuses, assez diverses pour tous
les goûts comme pour toutes les aptitudes.

  * Il y a tant d'aliments à l'activité humaine , tant d'hono-
rables et utiles occupations...
  Tant de moyens dans les divers échelons de l'ordre social, de
mener une vie active, laborieuse, utile à soi et à ses semblables.

   * Les causes vraies de l'oisiveté sont toujours un certain
manque d'énergie pour le bien ; et l'absence d'une volonté ferme
en présence d'un travail qui est toujours pénible dans une cer-
taine mesure...

   * D'autres causes de l'oisiveté sont l'entraînement vers les
plaisirs; les défaillances du cœur d'abord, et plus tard les tristes
résultats d'une intelligence flétrie, comme d'un corps vieilli avant
le temps.

   * 0 hommes jeunes, prenez donc , dès votre entrée dans le
monde, les habitudes sérieuses du devoir; vous aurez pour vous
le cri de la conscience ; — et vous sentirez|Combien sont allégées
les peines du labeur.