Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                          ANGLEFORT.                         H3

partie, sur des restes de construction romaine, dont on voyait
encore les vestiges au commencement de ce siècle. Des frag-
ments d'inscriptions ont été retrouvés sur cet emplacement.
J'ai rapporté l'épitaphe de Victorinus, surpris par la mort
loin de sa patrie, et inhumé à Anglefort; son sarcophage re-
çoit actuellement les eaux de la fontaine publique. Toutes les
autres inscriptions démontrent l'établissement des Romains,
sans avoir trait directement à des faits historiques. Je me bor-
nerai à reproduire une de ces inscriptions, qui mentionne la
ville de Lyon :
              D.         M.
           L. IVLIO C I N T O N N . . .
           LVGVDVNI ANNO...
           XXXII D E F . . . .
           ET AEL. LVCIOLAE.
           MATRI EIVS L. IVL. MARTIVS
           FILIO ET CON1VGI
                  SIBI VIVOS(sïc.)
                 P.    C.

    Lucius Julius Martius hoc monumentum ponendum cura-
vit diis Manibus et Lucio Julio Lugduni cinlonnario , de-
functo aetalis anno XXXII et Aeliœ Luciolœ matri ejus,
ftlio, conjugi et sibi vivo.
   Les centonnaires étaient une corporation d'ouvriers char-
gés du matériel de l'armée, des équipages et des machines
de guerre. Ce cippe de Martius est placé à l'entrée du chœur,
dans l'église d'Anglefort, où l'on remarque, encastrées dans
les murailles, plusieurs autres inscriptions rapportées par
M. de Moyria.