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448 MONOGRAPHIE HISTORIQUE DU BUGEY.
monuments écrits, on les trouve dans la législation et dans
les coutumes du Bugey, au moyen âge, ainsi que je l'ai dé-
montré dans le commentaire des franchises, dont quelques dis-
positions réglementaires se rapportent au code de Gondebaud,
par des usages constamment observés dans celte province.
Le 42e chapitre de ce code est daté d'Ambérieu : Data Am-
bariaco, in colloquio,sub tertia die nonas septembres, Abieno,
v. c. consule, date qui correspond à l'année 501 ou 502.
Il est vrai que deux localités de ce nom revendiquent cette
illustration ; mais toute controverse sérieuse s'évanouit, ce
me semble , en présence des raisons décisives qui sont en
faveur d'Ambérieu dans le Bugey. Ces considérations, insé-
rées dans la Monographie, ont paru graves. Dans un rap-
port de M. Aimé Vingtrinier, imprimé par la Société litté-
raire de Lyon , cet auteur , examinant les diverses raisons
émises sur cette question, adopte mes arguments contrai-
rement à l'opinion de M. l'abbé Jolibois. Il reproduit aussi,
comme digne d'être prise en considération, l'assertion de
dom Bouquet en faveur d'Ambérieu , près d'Anse , asser-
tion que j'ai réfutée seulement dans une note, parce qu'il
me semble que cette localité sur la rive droite de la Saône,
désignée par le savant bénédictin , est en dehors de la zone
où il faut chercher la résidence des rois bourguignons. Tou-
tefois, cette opinion est mieux fondée 'que celle de M. Joli-
bois, eu égard aux vestiges romains, ce qui est un argument
judicieux dans l'appréciation de cette question , encore que
la situation topographique soit à mon sentiment décisive.
En effet, Ambérieu en Bugey, situé entre Vienne et Genève,
les deux villes capitales des Etats bourguignons, sur le che-
min même qui servait et qui sert encore de communication
à ces deux villes, à proximité du Bhône qui baigne leurs
murs, à l'ouverture d'un défilé qui conduit à Genève, et dont
il est la clé , point essentiellement stratégique , comme