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                  HISTOIRE DES JOURNAUX DE LYON.                           411

devait renaître, mais pour un court espace de temps. D'Àu-

visible.—En exécution de l'arrêté des représentants du peuple, du 28 du pré-
sent, les citoyens Duviquet et Grimaud, directeurs et rédacteurs du Journal
républicain des départements de Rhône et de Loire, en présence des citoyens Ri-
chardet et Laurent, commissaires de la section de la Montagne et Convention
réunis, et du citoyen Augustin Reynier , juge-de-paix du canton nord-est, et
de son greffier Bourcet, se sont abouchés avec le citoyen d'Aumale, ci-devant
rédacteur du Journal de Commune-Affranchie et des départements de Rhône et
de Loire, pour constater les effets qui peuvent lui appartenir dans la maison
Rambeau qu'il occupoit en sa susdite qualité, ainsi que pour compter ce qu'il
pourrait avoir reçu pour les abonnements dudit journal.
   « Et de suite étant passé dans la chambre occupée par le citoyen Hélie, les
scellés qui avoieut été réapposés par la section , ont été reconnus sains et en-
tiers. On a procédé à l'ouverture          Il a été trouvé, en outre, dans un
autre placard, onze paires de draps, dont sept livrés au citoyen d'Aumale par
le tribunal révolutionnaire , comme l'un de ses membres, d'après la déclara-
tion dudit citoyen d'Aumale, et les quatre autres, moitié à la nation et l'autre
moitié au citoyen Granier qui les a reconnus. Plus, trente-sept serviettes, dont
treize appartiennent au citoyen Granier , et les vingt-quatre autres livrées au
citoyen d'Aumale par le tribunal révolutionnaire, dix-sept essuye-mains, sur
lesquels le citoyen Granier en réclame sept, sept nappes, dont deux appar-
tiennent audit Granier. Il a été observé que les objets détaillés dans cet arti-
cle sont tous marqués des lettres D. L , et il a été dit, par le citoyen d'Au-
male, que cette uniformité de marque avoit été employée par lui pour éviter
le changement de linge dans le blanchissage.
   «... Le présent procès-verbal fait et clos jour et an que dessus , il a été ar-
rêté qu'il en serait fait trois copies pour être remises l'une au juge-de-paix,
l'autre au Comité de ladite section, et la troisième au citoyen d'Aumale.
   « Signé : LEFEBVRE, LAURENT, commissaire, D'AUMALE, DUVIQUET, GRANIER,
RICHAKDET, commissaire, REGKIEB, juge-de-paix, BOURCET, secrétaire-greffier.»


   Ce qui nous a frappé n'est point de voir le citoyen d'Aumale marquer en
son nom le linge du citoyen Granier, c'est de voir le citoyen Granier réclamer
et retirer deux draps sur onze, treize serviettes sur trente-sept, sept essuye-
mains sur dix-sept, enfin deux nappes sur sept. Nous avons remarqué aussi que
le citoyen d'Aumale devait rendre compte des abonnements de son journal,
comme s'il n'en était pas possesseur.