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104 HISTOIRE LITTÉRAIRE
XII.
HISTOIRE HYGIÉNIQUE ET MÉDICALE DE LYON.
Il existe sur notre histoire hygiénique et médicale quelques
notes ou mémoires peu étendus, dont les moins inconnus sont la
Topographie médicale esquissée par Berthelet, Barbot, Lane et
Carréri, le fragment qu'on doit à M. Julia de Cazères, les Obser-
vations sur les maladies régnantes à Lyon, par Martin jeune,
Chapeau et quelque autres médecins ; mais il n'y avait pas de
travail général sur ce sujet si utile. Attaché au service des ma-
lades dans les hôpitaux pendant plus de quarante années,
médecin des prisons pendant vingt ans, membre du jury médical,
et, depuis vingt-cinq années, membre des Conseils de salubrité
de la ville et du département du Rhône, j'avais été conduit par
mes fonctions à une étude particulière de l'hygiène de la ville et
des habitants de Lyon. A trois reprises différentes, depuis 1818,
j'ai eu l'occasion de publier le résultat de mes recherches sur la
constitution physique des ouvriers en soie ; elles ont été publiées
dans les Tablettes de la Société médicale d'émulation, dans le
Dictionnaire des sciences médicales, dans le Traité des maladies
des artisans, de M. Pâtissier, et, entièrement refondues, dans
mon Code moral des ouvriers. En 1845, le Conseil de salubrité
du département du Rhône me chargea de la rédaction de ses opi-
nions et rapports, travail auquel fut associé M. de Polinière, secré-
taire du Conseil ; il en résulta une Hygiène générale de la ville de
Lyon. Distribué aux membres des administrations publiques,
cet ouvrage avait reçu peu de publicité ; le Conseil général du
département du Rhône désira qu'il en reçut une plus grande, et
fit les frais de l'impression d'une seconde édition qui parut
l'année suivante, sous le titre de Traité de la salubrité dans les
grandes villes. L'hygiène de Lyon y reçut des développements
considérables.
Les eaux minérales, presque toutes ferrugineuses, du départe-
ment ont été l'objet de quelques écrits. MM. de Marsonnat et