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                FOftVM   SEGVSIAVORVM.                   43

poser un théâtre ? j'ai cherché dans les configurations
de terrain la position présumée de cette édifice. L'étude
des villes gallo-romaines a démontré que les théâtres
s'élevaient généralement près des palais : nous en trou-
vons des exemples à l'IUe-Bonne, à Néris, à Arles, à
Lyon, àMoind, etc. Il en a dû être ainsi pour Feurs,
je dirai même qu'il n'était pas possible de construire le
théâtre dans une autre condition, parceque la colline
sur laquelle s'élevait le palatium était la seule contre
laquelle on put l'adosser; placé en face, il eut été ex-
posé aux vents du nord. Entre le palais et la rivière de
Loise, on aperçoit dans la pente du terrain un mouve-
ment circulaire horizontal très-prononcé, et dans lequel
on reconnaît la main de l'homme. On a extrait dans son
rayon d'énormes corniches en granit, dont les moulures
accusent un bâtiment de 12 à 15 mètres d'élévation.
C'est là que je place le théâtre. Je pense même que sa
maçonnerie consistait seulement dans l'hémicycle, et que
le proscenium et les gradins étaient faits de planches
qu'on enlevait après le spectacle.
   L'hémicycle a marqué sa place, c'est là tout. Il est fa-
cile pourtant de se rendre compte de la disparition to-
tale du bâtiment. Le premier édifice qui porta le nom
de palais fut élevé au moyen-âge, entre la rivière de
Loise et le théâtre antique ; il fut rasé par un arrêt des
grands jours de Clermont, à cause des méfaits de ses
possesseurs, puis reconstruit sur lé haut de la colline
qu'il occupe actuellement. Pour ces constructions suc-
cessives , toutes deux considérables, on n'a pas épar-
gné les ruines du théâtre qui a dû servir de carrière à
pierre pour plus d'une autre bâtisse.