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386                    FORVM      SEGVSIAVORVM.

sis parmi les décurions, ou membres du conseil de la
cité qu'ils convoquaient et dont ils présidaient les as-
semblées. Leur pouvoir ne dépass.ait pas certaines li-
mites, et sa durée n'était, le plus souvent, que d'une
année (1). Outre ces fonctions générales, ils avaient des
attributions spéciales, indiquées par des épithètes quali-
ficatives ; ainsi, le duumvir quinquennalis, nommé
tous les cinq ans, remplissait les fonctions de censeur ;
le duumvir navalis était chargé de l'entretien de la
flotte (2) ; les duumviri sacris faciundis veillaient à la
réparation des édifices sacrés , et à tout ce qui intéres-
sait le culte ; l'institution de ces derniers remonte à Tar-
quin-le-Superbe, qui les préposa à la garde des livres
sibyllins. Ãite-Live dit qu'ils n'étaient pas proprement
prêtres, mais qu'on les choisissait surtout parmi les
prêtres (3). C'est dans cette catégorie que figurait Lu-
canus.
   M. de Boissieu (4) pense que le duumvir sacerdotal
était le magistrat qui, ayant passé par tous les honneurs
municipaux, était élevé au sacerdoce, ou plutôt le per-
sonnage qui, dans le collège des prêtres , était investi
d'une dignité et d'un pouvoir analogues à ceux des
duumvirs de la curie ; ce qui se rapprocherait du texte
de Tite-Live.
   Mais, ces fonctions duumvirales, ordinairement affec-
tées aux municipes et aux colonies, indices, par là-
même , du droit et de la suprématie romaine, ne sont-

  (r)   Pancirole, De fie municipal'..
  (2)   Tite-Live, IX, 3o.
  (3)   Tite-Live, VII et XXII.
  (4)   Imcript, mil. de Lyon, p. 156.