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dans la salle même du Musée, ou l'on en achèvera la restau-
ration ; ils auront bientôt dans notre galerie une place dé-
finitive.
— M. Rolo, auquel nous devons déjà une notice biographi-
que du duc d'Albuféra, maréchal Suchet, vient de prendre
auprès de notre conseil municipal une noble initiative, en r é -
clamant l'honneur d'une statue sur la place des Terreaux pour
cet illustre compatriote, qui fut d'abord destiné au commerce,
mais dont l'amour de la gloire militaire fit un guerrier et la
victoire un général. La lettre que M. Bolo vient d'adresser Ã
M. le Maire sera soumise à son conseil afin qu'il prenne à ce
sujet une délibération. Elle ne peut manquer d'être favorable
à un vœu aussi légitime.
—Les inscriptions de notre Musée lapidaire sont, pendant
la réparation du Palais-des-Arts, exposées sans ménagement Ã
toutes sortes de mutilations. Nous engageons l'autorité Ã
prendre des mesures pour que l'histoire locale n'ait pas Ã
regretter la perte de quelques-uns de ces monuments.
DÉCOUVERTES.
« Dans une des dernières séances de la sociélé royale d'a-
griculture et arls utiles de Lyon, il a été lu un mémoire très-
intéressant pour l'industrie séricole, et qui a pour objet de
substituer le gaz hydrogène bi-carbonné à la vapeur d'eau,
pour le chauffage des bassines, pour l'élouffage, et de filer
jour et nuit; de telle sorte qu'un atelier de filature qui, par
les procédés actuels, dure quatre mois et quelquefois plus,
n'aurait plus qu'une durée de cinquante à soixante jours. Ce
procédé procurerait, à ce qu'il paraît, une économie notable
sur les déchets de filature, qui s'augmentent en raison directe
de la durée des ateliers. L'étouffage au gaz semble devoir pro-
curer surtout une grande économie dans les déchets, les tei-
gnes et les vers n'attaquant pas les cocons passés au gaz ; il
en est de même des souris.
« La société a ordonné l'impression de ce mémoire. »
— Le monde industriel s'occupe beaucoup d'une découverie
faite, il y a peu de temps, par l'un de nos concitoyens, M. Ch.
Depouilly, établi depuis longtemps à Puleaux, près Paris.
Avec des vieux draps, de vieilles laines, on parvient à com-
poser un tissu nouveau qui ne le cède en rien aux meilleures
étoffes. Une société par actions, dont fait partie M. de Laroche-
Jacquelain, s'est formée pour l'exploitalion de cette nouvelle
industrie qui prend, dit-on, un grand accroissement.