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On doit toujours supposer, jusqu'Ã preuve contraire, que
l'administration veut le bien, et le bien aussi complet que pos-
sible. Si donc, après un examen approfondi de l'ensemble des
questions qui se rattachent intimement à la régénération du
quartier de la Boucherie des Terreaux, examen qui n'a pas
encore été fait, la ville reconnaît que les diverses propositions
développées sur ce sujet dans cet écrit concordent sur tous
les points avec les intérêts matériels et financiers de la cité ;
si la ville, après avoir acquis celte conviction, prend les
mesures capables de coordonner les faits avec l'exigence des
besoins ainsi reconnus; si la ville, en soumettant ces mesures
à l'approbation de l'autorité supérieure, exprime et développe
les motifs qui les justifient, peut-on raisonnablement ad-
mettre que cette autorité, fermant ses yeux et bouchant ses
oreilles, refuserait de céder à l'évidence et à la raison ? une
telle supposition serait une injustice et même une injure, il
faut la repousser.
Le gouvernement approuverait donc le nouveau plan, parce
que ce plan est en même temps rationel et avantageux aux
intérêts de la cité.
Quant aux délais nécessaires pour obtenir la consécration
des nouvelles décisions d e l à ville, ils ne seraient susceptibles
de causer aucun préjudice; il est facile de s'en convaincre par
un rapide examen de l'état des faits. La ville a récemment
décidé la démolition des immeubles dont elle est proprié-
taire dans le quartier de la Boucherie. Cette démolition ne
peut avoir lieu avanl le mois de juillet prochain, époque Ã
laquelle les occupants actuels, au titre de locataires, auront
vidé les lieux.
Cette opération usera au moins la fin de Tanné ; et comme
c'est au mois de mars seulement que les travaux de construc-
tion peuvent être commencés, il suffirait de mettre en vente
au commencement de l'année prochaine les terrains libres
dont la ville aurait acquis la disposition. On aurait ainsi huit
mois, au moins, pour examiner, adopter, et faire approuver