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0LMERS. LE BOURGMESTRE.
Faites; je passe dans le jardin, C'est une affaire de famille que
où j'attends votre décision avec nous allons mettre en délibéra-
impatience. (Il sort.) tion. C'est pour cela que j'ai vou-
lu réunir tous mes chers parents.
SCÈNE VIII. MADAME BRENDEL, MADAME MOR-
GEKROTH.
LE BOURGMESTRE seul.
Eh ! voyez cependant ! cet E h ! quoi donc? cher cousin,
homme va droit au but. Est-ce quoi donc ?
là une manière d'épouser? Il ne LE BOURGMESTRE.
sait donc pas qu'avant d'en venir Quelque chose de nouveau.
à celte extrémité, l'on doit d'a-
MADAME BRENDEL.
bord, pendant six mois, aller et
venir, sortir et entrer dans la Ce n'est pas à -propos de Ma-
maison, jusqu'Ã ce que toute la dame la Receveuse qui veut abso-
ville en parle. Dieu pardonne lument passer dorant notre très
mes péchés ! mais il semblerait respectable cousine en allant à la
bien, ma foi, que, pour certaines Sainte-Table ?
raisons, il faut hâter la noce, coûte MADAME STAAB.
que coûte. (Il va à la porte et
appelle). Marguerite! dis à ma Elle n'a qu'à essayer....
mère, a mon frère et à mes cou- LE BOURGMESTRE.
sines de venir ici. J'ai à les con- Non, ce n'est pas cela.
sulter sur des choses très impor-
MADAME MORGENROTH.
tantes. (Il revient). Oui, si seu-
lement ce n'était le ministre, je Ou à propos de Chistian, le fils
l'aurais expédié sur le champ. du chirurgien qui a appelé « cru-
Mais je voudrais cependant qu'il che" votre Théophile ?
fît à son Excellence un rapport LE BOURGMESTRE.
fidèle de la fête de demain ; pour Pas davantage. Cette affaire
cette raison, je dois le ménager. est maintenant pendante devant
l'illustre conseil et ne peut pas
SCÈNE IX. être terminée avant deux années.
LE BOURGMESTRE , Madame MADAME STAAR.
STAAR, M. STAAR, Madame Eh bien ! expliquez-vous, mon
BRENDEL , Madame MOR- fils.
GENROTH. LE BOURGMESTRE.
MADAME BRENDEL. Prenons préalablement place
Monsieur le Bourgmestre nous pour procéder dans un ordre per-
a demandés. tinent. Madame ma mère, au mi-
MADAME STAAR.
lieu, comme présidente de la fa-
mille. Les membres masculins,
Que veux-tu, mon fils ? des deux côtés. Et Mesdames
M. STAAI!. mes cousines, Ã l'aile droite et Ã
Que désire, mon frère ? l'aile gauche. C'est cela.