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LAURE. — 11 a fait pour les inondés une bonne étude de
fournie et une bonne action.
LAVEUGNE, — Nous sommes trop disposé à seconder de tout
notre pouvoir le penchant de la jeune école pour la peintur e
sérieuse, pour ne pas louer les tentatives faites dans ce but.
Les tableaux de M. Lavergne dénotent un peu d'inexpérience
dans la conception et l'arrangement, mais on peut y trouver
assez pour bien faire augurer de son avenir.
LAVIB. —• Ses deux paysages annoncent une certaine enten-
te de l'arrangement et de l'effet, qualité fort précieuse chez
un paysagiste. Qu'il se garde de l'imitation, qu'il n'adopte la
manière de personne, et nous prédisons un bel avenir à M,
Lavie.
M m e LÉOMÉNIL. — Il était réservé à Mrae Léoménil de faire
revivre le genre oublié du pastel. Sa tête de jeune fille réunit
aux qualités qui firent la réputation de Lalour une simplicité
de faire, qui, à notre avis, la place sur la même ligne que les
meilleurs dessins de ce peintre de boudoir.
LEPAGE. — Il suit encore les mauvaises traditions de l'éco-
le lyonnaise et fait de la petite peinture. Comme Jacquand, il
s'attache à la nature morte et néglige les figures ; chez lui
l'accessoire absorbe le principal.
LEPIND. — Il est l'auteur d'une statuette que les gens de
goût préfèrent à la statue de Foyatier. Son abbé Perrin est
parfait de vérité et d'expression. Il y a de l'avenir dans ce
jeune h o m m e .
LESTANG PARADE. — On peut être plus sévère, plus correct
de dessin, et surtout plus solide de ton. On est difficilement
plus agréable.
LEULLIER. — On a pu accuser d'un peu de monotonie le
ton local de son tableau : Les Chrétiens livres aux bêtes; on a
pu désirer un peu plus d'air, et quelques échos d'une lumière
plus vive, mais il n'en reste pas moins établi que c'est là une
de ces productions qui classent un artiste; il y a du grand
maître dans celte toile. Sa place est dans noire Musée, et la