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FOSCOLO.
Ma per te le mortali n e , e il destino Mais bien des l'ois, oubliant pour
Spesso obbliando, a te, donna, io sosplro :
loi les colères mortelles et le destin, je
l.uce degli occhi miei chi m i t'asconde !
soupire après toi, o femme. Lumière
de mes yeux, qui donc te cache à ma
vue ?
III.
III.
NE più mai toecheiô le sacre sponde Non, jamais plus je ne toucherai les
Ove il mio corpo fanciulletto giacque, rives sacrées où fut gisant mon corps
Zacinto mia, elle te specclii iiell'ondc
tout petit, ô ma Zante, qui te mires
Del green mar, da cui vergine naque
dans les ondes de la mer grecque, de
laquelle naquit vierge
Venere, e fea quelle isole féconde Cythérée. Elle donna, par son pre-
Col suo primo sorriso, onde non tacque mier sourire, la fécondité à ces îles,
Le tue limpide nubi e le tue fronde
et voilà pourquoi il ne passa sous si-
L'inclito verso di Colui che l'acque
lence ni tes nues limpides, ni tes
feuillages, celui dont le vers célèbre
chanta
Can'o fatali, ed il diverso esiglio Les mers fatales, puis l'exil divers
Per cui bello di fama e di sventura par lequel, beau de renommée et d'in-
Bacciô la sua petrosa Itaca XJlisse. fortune, Ulysse baisa sapierreuse Itha-
que.
Tu non altro che il canto avrai del ûglio, Tu n'auras de ton lils rien autre
O materna mia terra, a noi prescrissc chose que ses chants, ô ma terre ma-
11 fato illacrimatasepoltura. ternelle ; le sort m'a réservé une sé-
pulture qui restera sans larmes.
IV. IV.
UN di, s'io non andrô sempre fuggendo Un jour, si je ne vais pas toujours
Di gente in gente, me vedrai seduto fuyant de nation en nation, tu me
Su la tua pietra, o fratel mio, gemendo
verras assis sur ta pierre sépulcrale,
Il flor de' tuoi gentili anni caduto.
6 mon frère , et là je pleurerai la
fleur tombée, la fleur de tes belles
années.
La madré or sol suo di tardo traendo Seule aujourd'hui traînant ses jours
Parla di me col tuo cenere muto, tardifs, notre mère parle de moi avec
Ma io deluse a voi le palme tendo,
ta cendre muette; e l m o i , je tends vers
E sol da lunge i miei tetti saluto.
\ uns mes mains trompées, puis seul je
salue de loin le toit natal.