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la rencontre fort souvent aussi avec la signification qu'aurait eue lÃ
dénomination d'argentifex, que Yarron semblait regretter de ne pas
voir consacrée par l'usage, comme le mot aurifex d'une formation
tout-à -fait analogue (1); c'est-à -dire qu'elle s'étendait à tout artiste,
tout ouvrier dont le travail avait l'argent pour matière. Spon en
avait jugé ainsi, précisément à l'occasion du marbre que j'examine.
Artem omnibus notam non moror, disait-il. Quicumque enim
ex argento fabricabant aliquod opus, argentarii, aut fabri argen-
tarii dicebantur, etc (2). Telle est aussi l'acception dans laquelle
M. Raoul-Rochctte prend cette expression en maint endroit de sa
lettre à M. Schorn. Elle est autorisée pleinement par diverses ins-
criptions qu'il cite, et par d'autres encore, dans lesquelles, le sens
de cette expression est plus ou moins évidemment marqué. Je ne
rapporterai, pour le moment, que cette courte épitaphe, empruntée
au recueil de Gruter (3), et qui est importante ici :
ANTIGONVS. GERMANICI
CAESARIS
ARGENTARIVS
VIXIT. AN. XLII
AMIANTVS. GERMANIC
CAESAR. CAELATOR
FECIT
Ce monument, élevé à un argentarius par un cœlator, me pa-
raît une nouvelle preuve , ajoutée à tant d'autres que nous avons
d'ailleurs, de l'étroite affinité, sinon de l'identité parfaite de ces
professions.
Il semble, en effet, que ces argentarii formassent une classe nom-
breuse, Ã laquelle devaient appartenir les flaturarii, lesvasmlarii,
les scalptores, les cœlatores, etc., en un mot, tous les artistes qui
coulaient, gravaient ou ciselaient l'argent pour en fabriquer des
(1) Ce ling. lot., Vît, 33.
(2) Miscellan. erud. antiquit., p. 219
(5) Inscript, antiq. p. DLXXXIII, 5.