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226 vement débattues. Nous avons vu, de nos jours, des disputes ardentes, des luttes interminables se jeter, comme une in- sulte, ou comme une idole, les noms de Lancaster, de Jaco- tot, de Pestalozzi. Eh bien! nous le déclarons nettement, nous n'avons pris qu'un médiocre intérêt à ces controverses. Il nous a semblé voir au fond je ne sais quoi d'incomplet, de stérile, de peu grave, et de peu religieux. Nous n'y avons pas aperçu ce seul nécessaire de l'Evangile qui supplée à tout, et à qui rien ne supplée. L'industrielle Angleterre y avait im- primé son caractère de positivisme mécanique , et la Suisse protestante son esprit mesquin, froid et pédant. Tout cela manquait plus ou moins d'animation puissante, de vie mo- rale, ou, pour parler plus clairement, tout cela était dépour- vu du sens catholique : car, nous ne craignons pas de le dire, Messieurs, en fait d'éducation, comme en fait de sociabilité, tout ce qui se tient en dehors du sens catholique est infécond et périssable. Ce que nous appelons principes éducateurs, ce sont donc, d'abord, et pardessus tout, les convictions catho- liques, puis l'application intelligente de ces convictions à l'ensemble et aux détails de l'enseignement, des idées arrêtées et vraies sur les rapports mutuels et nécessaires de la foi et de la science, de l'éducation et de la piété. Nous disons que, sans ces principes fondamentaux, les méthodes les plus ingé- nieuses mèneront bien, si l'on veut, à l'instruction, mais à l'éducation jamais. Vous pouvez, sans vous inquiéter de prin- cipes et de sentiments religieux, faire de vos enfants des éco- liers plus ou moins dressés qui lisent, qui écrivent et qui cal- culent, mais, avec votre enseignement sans ame, avec vos règles disciplinaires sans esprit chrétien, avec votre organi- sation sans vie, vous n'en ferez jamais des hommes qui agis- sent qui pensent et qui aiment dans toute la plénitude de leurs facultés et dans les limites du juste, du vrai et du beau. A notre sens, les méthodes, c'est la lettre, la forme, l'orga-