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   Une autre argumentation très forte et qui nous consolerait
de bien d'autres, si toutes lui ont ressemblé, c'est celle d'une
lettre adressée au Courrier de Lyon. L'auteur de cette let-
tre partait de quelques lignes où Mgr. de Bonald rend hom-
mage à la vie irréprochable de Mgr. d'Amasie, et ajoutait
que le troupeau n'a pas dépéri sous sa houlette. Cet hommage
était pour l'anonyme une réponse péremploire à notre cha-
pitre sur les Quinze ans. Est-ce, par hasard, que Mgr. de
Bonald avait à émettre le moindre blâme sur ses de-
vanciers , et, s'il l'eût fait, n'eùt-il pas vivement éton-
né , pour ne rien dire de plus ? Avait-il la pensée et la
mission de faire de l'histoire Y Encore même, que l'on
veuille bien peser son langage, et l'on ira moins vite
en assertions. Puis ensuite, qu'on nous dise si le service
immédiatement célébré pour le cardinal Fesch n'est point,
dans le fait , quoiqu'il ne le soit certainement pas
dans l'intention, un rude soufflet donné à l'administra-
tion défunte? Que l'on nous dise si l'affaire de M. l'abbé
Fournier, laquelle a été si promptement arrangée, n'au-
rait pas pu l'être avant l'arrivée de Mgr. de Bonald?
Que l'on songe aussi que bien des choses ne sauraient aller
sur le papier, et qu'il est fort aisé d'avoir tort, quand on
n'est pas là pour débattre sa cause.
   Enfin , une fois que l'on a été mis sur la facile pente
des récriminations, il s'est trouvé des personnes qui en sont
venues jusqu'à dire que nous sommes simplement le signataire
de quelques prêtres dyscoles et mécontents, et que nous
avons apposé notre nom au bas d'un article évidemment dicté.
La singulière idée et l'admirable logique î nous ne sommes
d'abord le secrétaire de qui que ce soit, et tout ce qui
sort de notre plume porte notre signature, comme le cachet
de notre pensée, et de notre pensée bien libre, bien dé-
gagée de toute influence. Puis, enfin, dès qu'un écrit se
trouve couvert d'un nom propre, celui-là même qui le
signe, et celui-là seul en assume la responsabilité. C'est
à lui qu'il faut s'en prendre, et pour notre part, nous avons
le courage de nos opinions.
   Ainsi, nous le redisons à la fin de ce chapitre, nous n'avons
voulu ni blesser une administration tombée, ni offenser un
clergé dans lequel nous comptons plus d'un condisciple d'é-
tudes, plus d'un homme qui nous honore de son estime,
croyons-nous, ou qui nous accorde son amitié. Mais une