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78 Une autre argumentation très forte et qui nous consolerait de bien d'autres, si toutes lui ont ressemblé, c'est celle d'une lettre adressée au Courrier de Lyon. L'auteur de cette let- tre partait de quelques lignes où Mgr. de Bonald rend hom- mage à la vie irréprochable de Mgr. d'Amasie, et ajoutait que le troupeau n'a pas dépéri sous sa houlette. Cet hommage était pour l'anonyme une réponse péremploire à notre cha- pitre sur les Quinze ans. Est-ce, par hasard, que Mgr. de Bonald avait à émettre le moindre blâme sur ses de- vanciers , et, s'il l'eût fait, n'eùt-il pas vivement éton- né , pour ne rien dire de plus ? Avait-il la pensée et la mission de faire de l'histoire Y Encore même, que l'on veuille bien peser son langage, et l'on ira moins vite en assertions. Puis ensuite, qu'on nous dise si le service immédiatement célébré pour le cardinal Fesch n'est point, dans le fait , quoiqu'il ne le soit certainement pas dans l'intention, un rude soufflet donné à l'administra- tion défunte? Que l'on nous dise si l'affaire de M. l'abbé Fournier, laquelle a été si promptement arrangée, n'au- rait pas pu l'être avant l'arrivée de Mgr. de Bonald? Que l'on songe aussi que bien des choses ne sauraient aller sur le papier, et qu'il est fort aisé d'avoir tort, quand on n'est pas là pour débattre sa cause. Enfin , une fois que l'on a été mis sur la facile pente des récriminations, il s'est trouvé des personnes qui en sont venues jusqu'à dire que nous sommes simplement le signataire de quelques prêtres dyscoles et mécontents, et que nous avons apposé notre nom au bas d'un article évidemment dicté. La singulière idée et l'admirable logique î nous ne sommes d'abord le secrétaire de qui que ce soit, et tout ce qui sort de notre plume porte notre signature, comme le cachet de notre pensée, et de notre pensée bien libre, bien dé- gagée de toute influence. Puis, enfin, dès qu'un écrit se trouve couvert d'un nom propre, celui-là même qui le signe, et celui-là seul en assume la responsabilité. C'est à lui qu'il faut s'en prendre, et pour notre part, nous avons le courage de nos opinions. Ainsi, nous le redisons à la fin de ce chapitre, nous n'avons voulu ni blesser une administration tombée, ni offenser un clergé dans lequel nous comptons plus d'un condisciple d'é- tudes, plus d'un homme qui nous honore de son estime, croyons-nous, ou qui nous accorde son amitié. Mais une