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Une figure de Giotto enfant, ouvrage d'une étude vraie,
qui obtint de la faveur à l'exposition du Louvre ; et enfin
une statue en plâtre de Minerve pacifique, également ex-
posée auLouvrecn i838, et qui doit être exécutée en mar-
bre pour le Musée de Versailles.
Legendre a lait encore un très grand nombre de bustes;
il a, pour les œuvres de ce genre, un talent de premier
ordre; et c'est un fait généralement connu que quelques-
uns des bustes sortis de son ciseau sont supérieurs à tout ce
que l'on a vu depuis la brillante époque de la sculpture
grecque. Nous mettrons en première ligne le buste du doc-
teur Eynard, ouvrage exposé à Paris en 1829, et placé
aujourd'hui au Musée lyonnais ; celui de Grogniard et
celui de Bernard de Jussieu, dans le même salon; celui
de Coustou, de Philibert de l'Orme, de Le Pujet et de
Jeanne A'Arc ne sont pas les moindres ornements des
galeries du Louvre.
Ce qui, jusqu'à ce jour, a été le caractère le plus dis-
tinctif du talent de Legendre, c'est l'exactitude et la faci-
lité à imiter la nature; et de là vient, sans doute, que ses
statues drapées ne figurent point au rang de ses meilleures
compositions.
Parmi les œuvres qui méritent encore d'être citées dans
l'intérêt de la gloire de M. Legendre il faut compter au
premier rang plusieurs artistes qui s'honorent d'avoir été
ses élèves, tels sont entr'autres„ MM. Flandrin frères,
Bonassieu, Chambard, Guichard, deRuolzet Dantzell; les
trois premiers ont remporté le grand prix de sculpture
à Rome.
Legendre est chevalier de la Lé&ion-d'fîonneur et
membre de l'Académie des Siences, Belles-Lettres et Arts
de la ville de Lyon.