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cinq ans, revient à Rome . Dans le sixième mois, qu'il ap»
pella ensuite de son nom, il célèbre trois triomphes : le pre-
mier en l'honneur d'une campagne qu'il avait faite à treize
ans contre les Dalmales, et dans laquelle il avait reçu
plusieurs blessures au genou, Ã la jambe" et aux deux bras, le
second pour associer le combat d'Àctium à celui de Philippes,
et la défaite du vengeur de César à celle de ses assassins ; le
troisième pour satisfaire les dieux indigènes en leur montrant
les images de l'Egypte et de Cléopâtre enchaînées. Puis il
ferme le temple de Janus.
Aspera tum positis mitescent secula bellis.
. . . . . . dirae ferro et compagibus arclis
Claudentur belli portœ : furor impius inlùs
Saeva sedens super arma, et centura vinctus ahenis
Post tergum nodis, fremet horridus ore cruento (1).
Persuadé que c'est par la réforme des mœurs qu'il faut en-
treprendre celle des empires, il se fait nommer censeur et
met le soin le plus sévère à rétablir l'ordre dans la société et
dans l'état.
Cana Fides et Vesta, Remo cura fratre Quirinus
Jura dabunt (2).
En sortant de cette magistrature, il dot par de grands sacri-
fices le lustre qui finit, et il institue des jeux actiaques, moins
pour perpétuer le souvenir de sa victoire , que pour rame-
ner le peuple aux solennités religieuses, et la jeunesse aux
mâles exercices.
Lustramurque Jovi, votisque mcendimus avas,
Actiaque Iliacis celebramus littora ludis.
Exercent patrias oleo labente palœstras
Nudati socii (5).
(1) JEneis, lib. I.
(2) Ibid.
(S) JEneis, iib. III.
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