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3lpprictotum# fà ttét&ives.
v.
MARTIN LUTHER.
RÉFORME, PAMPHLETS, POÉSIES,
i.
« La politique de Dieu dépasse toutes les
« nôtres : les hommes, sous sa main, ne sont
« que des tranchants qu'il prend ou dépose,
« suivant chaque détail de son œ u r r e éter-
« nelle. »
JlEYNAOD.
La plus grande œuvre des temps modernes , c'est l'œuvre
de Luther-, bonne ou mauvaise, elle a eu de graves résultats.
Elle a habitué la pensée humaine à calculer ses propres
forces, elle a discuté l'autorité, elle a rompu avec l'obéissance
absolue et passive. En brisant l'unité du christianisme elle a
sans doute soulevé beaucoup d'erreurs, et semé le faux à côté
du vrai; mais, à l'époque de son apparition, elle fut utile à la
marche providentielle de l'esprit humain ; elle enseigna aux
consciences le droit de critique et d'examen, et prépara ainsi
l'émancipation dans l'ordre inlellectuel, comme dans l'ordre
politique. Si l'Allemagne a rédigé, par un étrange contresens,