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Voici une épisode du sac de Rome en 1527. Un soldat ivre force
la porte d'une maison ; ce personnage est posé et dessiné hardi-
ment; il soulève avec violence la tenture du lit où repose une jeune
fille assoupie ; la malade a de la morbidesse dans les tons de chairs
et de la douceur dans les lignes; son attitude est très naturelle, le
mouvement du bras souple et gracieux : on voit que la maladie l'ac-
cable. Une vieille gouvernante, à la pose beaucoup trop théâtrale,
défend la jeune fille de la brutalité soldatesque.
En somme, ce tableau nous paraît indigne de la réputation de
M. Schnetz. Un académicion,récemment nommé, pour soutenir en
province un nom déjà célèbre à Paris, devrait bien nous adresser des
œuvres plus puissantes.
Les noces de Cana, de Boulangé, ne valent pas la procession de la
Gargouille. Vous vous attendez, sans doute, dans une pareille scène,
à voir figurer Jésus et ses disciples. Point! elle se compose tout
simplement de deux femmes, de deux pintades et d'un melon, sans
compter le plat d'écrevisses. C'est se donner des airs de Paul Véro-
nèse à bon marché.
La Jane Gray de Barker est une méchante chose ; je connais
mainte aquarelle plus sérieusement traitée.
Le n° 188 est du fait de M. Guyot. Pour lui les personnages ne
sont que des porte-habits ; vous croyez peut-être que sous ces cui-
rasses se trouvent des guerriers en chair et en os, pas du tout! c'est
une ruse, une manière de présenter les vêtements. Vous voyez
bien ce soldat muni d'une pique, le soldat a été fait pour la halle-
barde et non la hallebarde pour le soldat ; de même que ce n'est pas
le soldat qui s'appuie sur la hallebarde, mais bien celle-ci sur le
soldat.
Mme Benos. Sous le n° 90, M"»e de La Vallière se jette aux pieds
de la reine; nous l'y laisserons, si vous voulez bien.
Les tableaux de genre conviennent à notre époque bourgeoise :
l'histoire nous ennuie. Oue nous importent Achille et Brutus! nous
sommes rassasiés des Grecs et des Romains. L'Empire nous a saturé
de dieux et de demi-dieux. L'épopée nous fait bailler; l'idylle nous
affadit le cœur. Nous avons définitivement envoyé au diable Jupi-