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430 étaient assez nombreux, assez puissants et assez riches pour les faire disparaître. Elle a également disparu du commerce de la librairie, sans qu'on sache comment, l'importante et seconde dissertation historique de l'abbé Guillon, relativement à la monarchie française. Publiée en 1827, elle démontrait, avec des d o - cuments archéologiques retirés de la poussière, que ce Raoul ou Rodolphe, dont, en 923, le père de Hugues Capet fit un roi postiche, en attendant que lui et son fils pussent s'emparer de la couronne des Carlovingiens, n'était pas, quoique la politique de la dynastie capétienne ait fait affirmer le contraire par ses historiens, depuis la ligue du XYIe siècle, un personnage autre qne Rodolphe II, roi de la Bourgogne, dite avec affection transjurane, quoique son royaume fût plus en deçà qu'au delà des montagnes du Jura, et qui même s'était fait couronner Auguste et roi d'Italie à Pavie, vers 921. Cette dissertation, dont il fut parlé avec honneur dans le Journal des savants de février 1828, page 93, a été d'un grand secours à l'érudit M. Mermet, qui la cite souvent dans le second tome de son estimable Histoire de la ville de Vienne en Dau- phiné ; Paris, 1834. Tous les hommes qui s'occupent de l'histoire contemporaine connaissent enfin les trois volumes des Mémoires pour servir à l'histoire de Lyon pendant la révolution, dans lesquels l'abbé Guillon a refondu, en 1824, son Histoire du siège et des autres désastres de cette ville, avec des développements fort instruc- tifs, sur les causes secrètes des différentes phases de la révo- lution. Des hommes politiques, qui virent de près et purent juger la politique des différents partis dans la Convention nationale et son comité de salut public, n'hésitent pas à dire que ces Mémoires sont les plus lumineux et les plus exacts de tous ceux de la collection de pareils écrits publiée par les frères Baudoin, daus laquelle ils se trouvent. Il serait difficile d'énumérer tous les opuscules du même auteur, et les notices qu'il a fournies à d'autres, pendant qu'il