page suivante »
205 l'Angleterre. Plusieurs tentatives faites en France, n'ont, dans le principe, guère mieux été dirigées qu'en Angleterre- M. Brongniart s'est, il est vrai, occupé avec succès de la recherche des anciens procédés pour le eolorage des verres, secondé par M. Dilh d'abord, puis par le savant chimiste Martelêgue ; mais la prétention défaire des tableaux sur ver- re nuisit aux échantillons importants de l'art qui cherchait à renaître 5 on laissa d'abord autour des figures un large bord de grisaille et un vaste champ au tableau qui, don- nant une trop grande masse de lumière, éteignait complè- tement la partie importante du vitrail, tandis que, dans les anciennes peintures, les têtes constituaient toujours la partie la plus claire. Le Viel dit quelque part, que le travail du peintre verrier est en tout semblable à celui du graveur au burin. Sous ce rapport le portrait d'Henri II de M. Vi- gne, d'après M. Hesse, se rapprocherait beaucoup plus du sentiment de la véritable peinture sur verre. Renonçant au travail modelé des chairs en couleur comme dans la peinture à l'huile, qui est d'un triste effet sur le verre, il a obtenu le relief au moyen de larges hachures qui pren- nent avec avantage sur la lumière. M. Vigne avait senti qu'il s'agissait d'une peinture toute exceptionnelle dans laquelle la vérité absolue de l'imitation devait être sacrifiée à la condition de beauté d'ensemble. En i83o, plusieurs beaux vitraux, sortis des ateliers de Sèvre, ont été exécutés par M. Vatinelle sur les dessins de M. Béranger pour l'église de Notre Dame de Lorette, et bien qu'on ait adopté, à Sèvres, l'usage des verres peints dans toute leur épaisseur rapprochés au moyen des liens de plomb anciennement en usage, cesvitres semblèrent légères et trop transparentes: mais, en i833, une Sainte-Amélie, d'après Paul Delaroche, exécutée aussi par M. Vatinelle, parut non seulement