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fut lorsque, sa vue s'affaiblissant, il fut obligé de suspendre
la célébration des saints mystères et la récitation du bré-
viaire. Je ne suis plus bon à rien, disait-il 5 « qu'est-ce
 « que c'est qu'un prêtre qui ne peut plus dire la sainte
 « messe, réciter son bréviaire, ni faire aucune fonction
« du ministère? n'est-ce pas comme s'il était mort? Ah! si
 « Dieu m'appelait à lui !.... » Cette double privation lui
fut on ne peut plus sensible ; accoutumé qu'il était à
nourrir sa foi et à entretenir sa piété en puisant tous les
jours à ces sources divines les grâces les plus abondantes,
 il lui semblait que Dieu ne pouvait lui refuser son pain
 de chaque j o u r ; il comprit néanmoins que l'obéissance,
 selon la parole des livres sacrés, est préférable à la prière
 la plus fervente et même au sacrifice le plus entier. Alors
 il s'humilia de s'être montré trop sensible à l'épreuve par
 laquelle il avait plu à Dieu de le faire passer; tout ce qu'il
 fit, pour suppléer, autant qu'il était en lui, aux secours
 qu'il retirait de la célébration des saints mystères et de la
 récitation du saint office, fut d'assister au redoutable sacri-
 fice de l'autel et de mettre sur son cœur le sceau divin
 du christianisme aussi souvent que sa santé le lui permet-
 tait. Il ne manquait pas une des bénédictions qui se don-
 naient ou dans l'église delà Charité, ou dans la chapelle
 des Claristes, ou dans le pieux oratoire du Sacré-Cœur.
 Rentré chez lui, il vaquait à la prière, ou se faisait faire
 des lectures édifiantes, ou se livrait à de petits travaux
 manuels, en sorte que le Seigneur ne l'a pas trouvé oisif,
 quand il est venu le visiter.
   Un de ses principaux regrets sur la fin de sa carrière,
alors que toutes les illusions se dissipent et que les craintes
nous exagèrent souvent nos erreurs , c'était de s'écrier :
« Mon Dieu, je vous ai bien mal servi; au lieu de tra-