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des détachements de la compagnie des arquebusiers et de
celle du guet. Le reste de cette dernière compagnie, ainsi
que la cavalerie, étaient disposés de manière à prévenir
tous les accidents auxquels les engorgements du peuple
pourraient donner lieu.
« Une garde d'honneur de cinquante hommes de bour-
geoisie, vêtue uniformément, commandée par ses offi-
ciers, et ayant un drapeau de couleur, était postée au-
devant de l'hôtel de la Croix-de-Malte, place Louis-le-
Grand , et attendait les ambassadeurs.
• A six heures et demie de l'après-midi du même jour,
«
jeudi 3 juillet, LL. E E . , placées, ainsi que leur suite,
dans diverses voitures, entrèrent à Lyon au bruit des
tambours et des instruments militaires , et aux acclama-
tions d'un peuple immense accouru sur leur passage. Elles
suivirent la rue de la Barre, et entrèrent dans la place
Louis-le Grand , d'où elles se rendirent à leur hôtel, où
la maréchaussée les quitta.
« Le quartier de bourgeoisie de la place Louis-le-
Grand, qui fournissait la garde d'honneur, rendit Ã
LL. EE. les honneurs militaires, les boîtes furent tirées,
et le public témoigna par de nouveaux et très-vifs ap-
plaudissements le plaisir que lui causait l'arrivée de
LL. E E , qui, de leur côté, annoncèrent par leurs gestes
être très-sensibles au bon accueil qu'elles recevaient. Elles
firent remercier la garde et la prier de se retirer ; mais
la bourgoisîe montra le plus vif désir de pourvoir exclu-
sivement à la sûreté de leurs personnes et de tout ce qui
leur appartenait pendant la durée de leur séjour à Lyon.
M. le prévôt des marchands permit en conséquence que
la garde restât, qu'elle fût successivement relevée par un
autre quartier, et que les factionnaires du guet, posté»