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Saint-Jean , où ils furent reçus par des députés de
Messieurs du chapitre de l'église, comtes de L y o n , et
placés dans le sanctuaire sur des bancs qui leur avaient
été préparés. Après le Te Deum, le Consulat se retira en
traversant le chœur et la nef de l'église au milieu des
troupes de la milice bourgeoise, qui y étaient rangées
en haie, et il se rendit à l'Hôtel-de-VilIe dans le même
ordre qu'il en était parti.
    Pendant le Te Deum, de nombreuses décharges de
l'artillerie de la ville se firent entendre; après-midi, les
fontaines de vin, placées dans tous les quartiers, coulèrent
à longs flots. L'édifice que le Consulat avait fait élever sur
le pont du Change, pour le feu d'artifice, était orné de
peintures qui représentaient la France tenant dans ses bras
un enfant entouré de fleurs; au-devant d'elle étaient pein-
tes les armes de France : de chaque côté, deux cornes
 d'abondance étaient accompagnées des armes de la ville
et de celles de M. le duc de Villeroy, gouverneur de
 de Lyon et de la province. Sur le socle de l'édifice, on
 lisait les vers suivants :
        Un prince nouveau-né comble notre espérance,
        De guirlandes de fleurs entourons son berceau ;
        Et vous, enfants des arts, saisissez le pinceau,
        II faut peindre à Louis les transports de la France.

   Le soir, aussitôt après le spectacle, le Consulat se rendit
à l'ancien Hôtel du Gouvernement, d'où il fit donner le
signal pour faire tirer le feu d'artifice. Dans l'illumination
de l'Hôtel-de-Ville, on suivit toutes les lignes d'architec-
ture de ce superbe édifice, et sur le devant du balcon,
on lisait ce vers :
        Père de ses sujets, le roi leur donne un frère.

   Comme fondateur du collège de la Trinité de Lyon,