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bienfaisance et de charité. Simples laïques, appartenant aux
classes les plus fortunées de la société *, ils se réunissaient
dans leur chapelle pour vaquer à des pratiques religieuses et
accomplir les différentes œuvres que nous venons d'énumérer.
Leur nombre étonnera bien plus encore lorsqu'on saura
combien étaient médiocres les revenus de la Compagnie. Les
rentes dont elle jouissait n'allaient pas au-delà de 2,400 livres
par année. Toutes ses ressources, elle les puisait dans la
somme annuelle de 130 livres que payaient les Pénitents,
dans les amendes auxquelles ils se soumettaient à chaque
infraction du règlement, dans les quêtes faites à toutes les
assemblées, et dans les aumônes des citoyens. La nation
Suisse, la nation Allemande et les Genevois favorisaient de
leurs offrandes cette pieuse institution.
  Les recteurs de l'Hôpital, de la Charité et Aumône générale
de Lyon **, seuls alors autorisés à placer des troncs dans les

  * Voici ce que nous lisons dans les règlements : Ne pourra être reçue
aucune personne , de quelque qualité qu'elle soit, appartenant déjà à
quelqu'aulre confrérie voilée ; ne pourront être reçus non plus les artisans
et gens travaillant de leurs mains,
   ** L'Aumône générale a été primitivement établie dans la maison occupée
aujourd'hui par l'hôtel du Parc. En dépit de sa destination actuelle et des
divers changements qu'on y a opérés, cette demeure conserve encore dans son
 architecture quelque chose du caractère religieux qu'elle avait autrefois, La
façade intérieure présente, au-dessus d'une niche vide, l'inscription suivante,
 gravée sur une table de pierre :
                                      BVREAV
                         DE L'AVMOSNE GÉNÉRALE
                                       1675.
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