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aujourd'hui et une place régulière, siège d'un beau marché,
et un jardin botanique tout à la fois riant et pittoresque. Puis-
je passer sous silence ce que lui doit l'Ecole à laquelle j'ai
l'honneur d'appartenir? 11 ne contribua pas peu à la tirer de
l'état de pénurie et de dépérissement dans lequel le malheur
des temps l'avait plongée.
Cochard quitta les fonctions publiques en 1815. La re-
traite non volontaire d'un administrateur si recommandable
ne fut pas l'une des moindres fautes du système qui prévalut
alors. Rentrant dans la vie privée,"à l'âge où il lui restait
encore beaucoup d'activité à donner à la chose publique, il se
dévoua tout entier aux travaux de l'agriculture et aux re-
cherches savantes, plus particulièrement sur l'histoire et la
statistique.
Il explora avec ardeur un assez grand nombre de cantons
du département, sous les rapports de la topographie, des an-
tiquités, de la population, et par-dessus tout, de l'agriculture
et de l'industrie. Il fut exact à vous communiquer les précieux
résultats de ses laborieuses explorations. Comme ils sont dé-
posés dans vos archives, je dois me borner à les rappeler ici
sommairement :
La première de ces notices, qui vous avait été présentée en
1811, a pour objet le canton de Ste-Colombe-lès "Vienne, d'où
nous vient du jardinage excellent, et du fromage frais exquis,
nommé recuite.
L'année suivante, Cochard avait mis sous vos yeux la Sta-
tistique plus importante de Condrieu, dont le territoire pro-
duit l'un des meilleurs vins blancs de France. Il possédait une
vigne dans ce haut cru, et il en avait perfectionné quelques
procédés de vinification.
La Statistique des riches territoires d'Ampuis et de St-Cyr
vous fut communiquée en 1815. Il est, en France, peu de tè-
nemens qu'on puisse leur comparer. Les vins qu'on y récolte,
connus sous le nom de Cète-Rôtie, sont renommés et au-dessus
de leur réputation. L'abbé Rozier les améliora en conseillant