page suivante »
252 la précédente, malgré une lecture attentive, nous n'avons trouvé aucun aperçu, aucune pratique avantageuse nouvelle, indiquée ou enseignée, aucune amélioration n'est offerte pour le présent, ou marquée pour l'avenir. L'auteur parle, en quel- ques mots, comme un prospectus des établissements de cha- rité , des bureaux de secours, des Monts-de-piété, des sociétés d'instruction, des écoles, des salles d'asile, les développe- ments lui paraissent inutiles sur un pareil sujet; mais en re- vanche, il s'efforce de prouver que ce n'est point sur l'ou- vrier que retombe en grande partie, le poids des impôts, des octrois ; il établit la journée de l'ouvrier , terme moyen (un peu large il est vrai), à 2 ou 4 francs par jour. Nous ne voulons combattre, ni ces calculs , ni ces opinions, bien qu'approuvées par une société savante , je ne les considère, ni sérieusement émises, ni sérieusement couronnées. S'il nous était permis d'abandonner l'analyse, nous montrerions les établissements, les institutions utiles existantes simple- ment énumérées dans l'ouvrage , comme pouvant subir quel- ques changements dans leur mode d'existence, aussi bien que dans leur administration; l'auteur ne l'a pas cru, c'est le seul fait que nous devions signaler. Pour connaître les besoins du peuple, il est nécessaire d'a- voir vécu avec lui ; or, quoiqu'en dise M. le docteur Mon- falcon, des régions éclairées de la science, il n'est jamais descendu dans l'atelier pour y étudier l'état de la classe ou- vrière. Il ne serait donc pas étonnant qu'il se fut trompé dans ce nouvel ouvrage ; mais une vérité ressort de la com- position du livre. Ce n'est point aux ouvriers qu'il s'adresse ; l'écrivain a atteint déjà le but qu'il s'était proposé. Des faits généraux passant à ceux qui se rapportent spé- cialement à notre ville, il s'est occupé, dit-il, de l'industrie la plus répandue parmi nous., il parle surtout des ouvriers eu soie; et ici encore s'adressant à de simples canuts, il trouve moyen de semer les fleurs de son éloquence, il prélude par une amplification d'écolier , à cette deuxième partie de