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   recherches plus récentes prouvent trop combien la Yulgate est
   défectueuse.
     A part le Dictionnaire, tous les ouvrages de notre savant jé-
  suite ont péri dans le siège de Lyon. Le P. Bouton avait entrepris
  un dictionnaire latin-syriaque., et il l'avait même fort avancé. Il
  ne faut pas confondre cet auteur avec un père Jacques Bouton,
  jésuite aussi, mort en 1658, et de qui l'on a une Relation de l'é-
  tablissement des Français dans l'île de la Martinique, depuistan
   1635.




                            LE P. FILÈRE.

     Avant d'entrer chez les Jésuites, Filère, né à Lyon, en 1586,
  avait exercé la profession d'avocat ; une fois qu'il eut embrassé
  l'état religieux ( 1608 ) , il mit au jour plusieurs livres de piété ;
  voici les titres de ceux que nous connaissons :
     I. Le Miroir sans Tache, enrichy des merveilles de la nature
  dans les miroirs , rapportées aux effets de la grâce, etc. ; Lyon ,
  chez la veuve de Cl. Rigaud et Philippe Borde, 1636, in-8°, de
  1028 pages , avec une épître dédicatoire , qui en a au moins 26.
     II. La sage Abigail, mariée malheureusement à Nabal, et très-
  heureusement à David, etc.; Lyon, Ph. Borde, 1641,in-8°.
     III. La Dévotion à S. Lovys pour honorer ses mérites et imiter ses
• vertus ; Lyon, Borde, 1641, in<8».
     IV. Le parfail prince chrétien S. Lovys; Lyon, Jacques Canier,
   1654, in-8°.
      V. Le Bonheur de tovs les états ; Lyon , Ant. Cellier , 1653 ;
   cet ouvrage est divisé en trois parties , et fut publié en trois vo-
  lumes in-8°. Le premier contient le Bonheur des empires ; le se-
  cond , le Bonheur des villes, et le troisième , le Bonheur des mai-
   sons particulières. Il serait difficile de dire du bien des livres du
   P. Filère, on peut les citer comme un modèle de mauvais goût.
   Le Bonheur de tous les états présente un mélange de vers et de
   prose , où l'on ne sait ce qu'il faut le plus admirer de ces deux
   choses. Je citerai une ode sur le bonheur de Lyon :