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sentes faisant un sacrifice à la t e r r e , figurée par une femme qui a
la tête ceinte d'une couronne murale ; aux archivottes des arcs
de la colonnade, sept bas-reliefs représentant des Génies qui tien-
nent les attributs de l'Amour , des Jeux et des Plaisirs , avec des
têtes de Naïades et de Sylvains aux claveaux des arcs ; à la fontaine
de l'arc de t r i o m p h e , la France , assise sur un char, au milieu de
deux figures représentant l'Espagne et l'Empire , et sous les roues
du char., un Dragon à trois t ê t e s , près d'expirer, symbole de la
désunion de la triple-alliance ; à la fontaine de la Victoire , un Es-
clave attaché à des trophées ; enfin, à la fontaine de la gloire, la
figure de la Gloire, en bronze doré.
   Dans les jardins du château de Marïy, à la superbe fontaine
des v e n t s , notre artiste a fait le triomphe de Neptune et celui
à'Amphilrite ; au tapis v e r t , les groupes de la Seine et de la Marne ;
dans un des cabinets de la salle verte , u n e copie de la Vénus de
Médicis; à l'extrémité du grand parterre, une statue de Flore
assise, un Faune assis, jouant de la flûte traversière, et une Ha-
madryade assise, qui l'écoute avec ravissement. Ces trois der-
nières pièces, dont la plus parfaite est sans contredit le F a u n e ,
étaient encore à Marlyen 1730; elles ont été transportées depuis
à Paris, et placées sur la terrasse du jardin des Tuileries, où
elles sont encore.
   Les deux superbes chevaux aîlés , en marbre b l a n c , dont l'un
porte une Pienommée, et l'autre un Mercure, et qui sont placés
à l'entrée du jardin des Tuileries, en face de l'avenue de Neuilly,
sont pareillement de Coysevox; ils ornaient, dans l'origine, les
extrémités d e l à terrasse du château d e M a r l y , et leur translation
à Paris est de l'année 1719.
   Au milieu du grand escalier du château de Chantilly, était
jadis un de ses plus beaux ouvrages, la statue pédeste du Grand
 Condé, entourée d'attributs qui rappelaient ses belles actions;
dans les jardins du château de Sceaux, il y avait de lui une t r è s
belle,figure de Fleuve, placée dans une niche rocaillée; au châ-
teau de Séran, dans l'Anjou, il avait fait le tombeau du comte
de Yaubrun, en m a r b r e , avec ses armes en bronze , et le bas-
relief d'une bataille où ce seigneur avait pris p a r t ; à l'abbaye de
 Royaument, en Picardie,'il avait fait le tombeau de Henri de