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 de Lyon , pour 1775, page 103 ; M. de Verninac, page 24 de la
 Description physique et politique du département du Rhône, Lyon,
 an IX, 1801, in-8° ; et Dulac de la Tour d'Àurec, page 124 de la
 seconde partie de son Précis historique et statistique du départe-
ment de la Loire, au Puy, 1807, in-8°. Nous ferons remarquer
que ces trois auteurs qui bien assurément avaient, quand ils ont
écrit, l'ouvrage d'Alléon Duîac sous les yeux, ont négligé de le
citer. Toutefois ils l'ont cru sur parole et se sont bien gardés de
vérifier si c'était bien à Mathieu Paris qu'Alléon Dulac avait em-
prunté le fait allégué dans sa note; S'ils eussent pris cette peine,
ils auraient reconnu que ce n'est point Mathieu Paris., célèbre
chroniqueur anglais, mort en 1259, qui a parlé de la mine d'or
voisine de St-Martin-Ia-Plaine, mais Pierre Mathieu, poète et his-
torien, qui exerça pendant plusieurs années la profession d'avo-
cat à Lyon où il embrassa avec ardeur le parti de la Ligue, et qui
devint ensuite un des plus zélés partisans d'Henri IY. Cet écrivain
qui ne fut pas moins attaché à Louis XIII, mourut à Toulouse le
12 octobre 1621. Nous allons donner un extrait du passage cité
par AUéon Dulac, et qui se trouve page 207-209, tome II, de
son Histoire de France, Paris , 1709, in-8° ; l'auteur, après avoir
parlé des différens signes à l'aide desquels on peut découvrir l'or
enfoui dans la terre, s'exprime ainsi :
   « Quand ces conjectures manquent, il faut recourir à l'artifice
« par le moyen de la baguette (1) laquelle , par une occulte pro-
« priété et sympathie de nature, se tourne et donne contre terre si
« tost que celui qui la porte a mis le pied sur l'endroit où il y a quel-
« que veine ou substance métallique. Ces moyens ont été suivis en
« plusieurs endroits du royaume pour découvrir des mines ; mais
« en nulle part plus heureusement et abondamment qu'au pays du
« Lyonnais, où l'on a découvert des mines du plus parfait des
«métaux et du dernier ouvrage du soleil, qui est l'or. Elle (sic)
« fut découverte en un lieu stérile contre l'opinion de Cardan qui

   (t) Cette baguette se prend d'un coudrier d'un an, et doit être fourchue pour
la tenir des deux mains, sa pointe élevée vers le ciel. Note du P. Mathieu. — La
baguette divinatoire a joué un grand rôle à Lyon ; nous parlerons quelque jour
de celle de Jacques Aimar, fameux imposteur du 18 e siècle.