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							<mods:title>Gryphe</mods:title>            </mods:titleInfo>            
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									<tei:title>Bibliotheca docet</tei:title>                  
									<tei:author>Jocteur-Montrozier, Yves</tei:author>                </tei:titleStmt>                
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									<tei:publisher>Bibliothèque municipale de Lyon</tei:publisher>                  
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								<tei:title>Gryphe</tei:title>                
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									<tei:p>Maquette Gryphe développé par le service documentation régionale de la Bibliothèque municipale de Lyon</tei:p>
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							<tei:sourceDesc>Gryphe, n°15</tei:sourceDesc>
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								<tei:head>Bibliotheca docet 
									<tei:note>* 
										<tei:foreign lang="la">Bibliotheca docet</tei:foreign> signifie : « la Bibliothèque enseigne », terme que l'on retrouve chez les auteurs médiévaux et humanistes. Dans le cas de 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name>, l'expression possède une double signification : la bibliothèque enseigne, instruit celui qui l'a formée et nous renseigne sur les goûts de ce remarquable collectionneur.</tei:note>	</tei:head>
								<tei:head type="sub">Les livres conservés par sa nièce 
									<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet-Stella</tei:name>, conservatrice de sa mémoire, sont le reflet de la bibliothèque de 
									<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name>
								</tei:head>
								<tei:p>En même temps qu'un grand peintre, 
									<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name> fut « un collectionneur de belles choses ». . Son « grand amour de la peinture » lui avait fait réunir une excellente collection de tableaux, notamment de 
									<tei:name type="person" reg="">Poussin</tei:name>, son ami, dont il possédait une dizaine de toiles, mais aussi des tableaux de maîtres italiens (
									<tei:name type="person" reg="">Carrache</tei:name> entre autres) ; son oeil exercé l'avait amené à réunir pendant sa vie une non moins importante collection de dessins, de gravures et de livres.</tei:p>
								<tei:p>L'ensemble de ces collections n'avait pas quitté l'appartement, accordé par le roi, que le peintre occupait au-dessous de la grande galerie du Louvre depuis 1635 et qui, après lui, était passé à sa mère, puis aux différents membres de la fratrie 
									<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name>, et à ses neveux 
									<tei:name type="person" reg="">Bouzonnet-Stella</tei:name>. Étonnante sédentarité et continuité, mais aussi non moins étonnant crédit artistique accordé par le roi.</tei:p>
								<tei:p>L'inventaire après décès de sa nièce 
									<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet-Stella</tei:name> 
									<tei:note>Voir « Inventaire de Claudine Bouzonnet-Stella (193, transcrit et annoté par 
										<tei:name type="person" reg="">Mickaël Szanto</tei:name> dans 
										<tei:title>Jacques Stella (1596-1657)</tei:title>, cat. musée des Beaux-Arts de Lyon, Paris, Somogy, 2006, p. 246-258.</tei:note>, réalisé en 1693, décrit avec précision l'ensemble des objets d'art conservés dans l'appartement où mourut 
									<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name> au Louvre en 1657 
									<tei:note>Cet appartement situé « au dessous de la grande gallerie [du] chasteau du Louvre » fut occupé conjointement par Antoine et 
										<tei:name type="person" reg="">Claude Stella</tei:name> et par leur grand-mère 
										<tei:name type="person" reg="">Claude Masso</tei:name>. Cf. « Brevets accordés par les rois 
										<tei:name type="person" reg="">Henri IV</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Louis XIII</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Louis XIV</tei:name> et 
										<tei:name type="person" reg="">Louis XV</tei:name> à divers artistes, communiqués et annotés par 
										<tei:name type="person" reg="">A.L. Lacordaire</tei:name> », XLVIII. 
										<tei:title>Archives de l'art français</tei:title>, tome III, p. 208-210.</tei:note> : une cinquantaine de tableaux de maître, plus de 400 dessins de collection réunis en deux recueils, des centaines de gravures de la Renaissance, des portefeuilles remplis d'estampes de 
									<tei:name type="person" reg="">Poussin</tei:name>, de 
									<tei:name type="person" reg="">Callot</tei:name>, de 
									<tei:name type="person" reg="">Tempesta</tei:name>, etc.</tei:p>
								<tei:figure>
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										<tei:graphic url=""/>
									</tei:ref>
									<tei:head>
										<tei:title>Portrait de 
											<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name>
										</tei:title> par 
										<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet-Stella</tei:name>, s.d.</tei:head>(BM Lyon, Portrait Coste, 15109).</tei:figure>
								<tei:p>Au soir de sa vie, 
									<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet</tei:name> d'un âge avancé pour l'époque (61 ans), « esprit simple et rempli de bon sens », a fait elle-même l'inventaire de ses biens « pour [...] servir et éviter la dépense » à ses héritiers. Elle a réparti avec soin son patrimoine familial, en dix rubriques principales : tableaux, dessins, estampes, livres, etc. Elle a fait le choix judicieux de laisser ses biens à ses parents et amis qui sont les plus susceptibles de les apprécier et d'en faire bon usage : aux peintres, les peintures et même les couleurs précieuses, aux graveurs, les estampes et les dessins, aux libraires, les livres, etc. Ces derniers sont en nombre puisqu'ils représentent plus de 220 volumes. Ils occupent les numéros 45 à 189 de l'inventaire manuscrit et sont divisés en trois rubriques : livres d'estampes (no 45-138), livres d'architecture et d'histoire (no 139-189) et livres divers (non numérotés, environ 125 volumes).</tei:p>
								<tei:div type="section">
									<tei:head>Le goût du détail</tei:head>
									<tei:p>Les livres sont déjà soigneusement rangés par étagères et par format, avec une cotation alphabétique en vue de leur répartition ultérieure : 94 livres illustrés ou à figures, destinés au legs fait à 
										<tei:name type="person" reg="">Michel de Masso</tei:name> 
										<tei:note> 
											<tei:quote>Plus, je luy donne, au susdit Michel de Masso, tous mes livres d'estampes reliées, contenus aud. Inventaire, depuis le n° 45 jusqu'au n° 138. Je luy donne aussi les trente tableaux de la Passion de Notre Seigneur peints par mon oncle que j'ay commencé à graver, le priant de les finir de graver, ou les faire graver par les plus habilles qu'il poura, ou de les vendre à Paris pour cet effect.</tei:quote> Le personnage et l'oeuvre de 
											<tei:name type="person" reg="">Michel de Masso</tei:name> ou Demasso sont peu connus. On sait seulement qu'il peignit à Lyon en 1731, 1738 et 1742 des lettres dans les livres de choeur des Jacobins.</tei:note>, graveur à Lyon, cousin germain de la donatrice ; une série de 50 in-folios (architecture, histoire), augmentée d'ouvrages de divers formats inventoriés mais non numérotés légués par testament à Pierre et 
										<tei:name type="person" reg="">Jean Souppat</tei:name> frères, libraires à Lyon 
										<tei:note>J
											<tei:quote>e donne et lègue à Messieurs Pierre et Jean Souppat frères, marchands libraires à Lion, mes petits cousins, tous mes livres d'architecture et d'histoire, tant in-folio qu'autre grandeur, contenus dans l'inventaire que j'en ay fait, depuis le numéro 139 jusqu'au numéro 189, qui sont les in-folio, les in-quarto, les in-douze, in-seize, n'estant pas numerottez, mais seulement inventoriez, lesquels livres, ils se partageront eux-mêmes également entre eux deux.</tei:quote>
										</tei:note>. Il est bien spécifié par la donatrice que « les numéros sont cotés au dos et écrits dans la couverture ». Elle a disposé à part une vingtaine de doubles (dont certains illustrés par 
										<tei:name type="person" reg="">Bernard Salomon</tei:name>), et 75 livres qui ne sont pas numérotés. Enfin, quelques livres de moindre importance ne sont pas décrits : 
										<tei:quote>Le reste des livres du mesme reng, à costé et ailleurs ne sont pas decrit pour estre de peut de valleur, non plus seize volumes in fol[io] et quelque pacquet qui sont sur la table à la grand chambre.</tei:quote> On trouvera après sa mort une douzaine de livres dans la « grande chambre ». La plupart des livres sont réunis dans la petite chambre, au troisième étage, qui sert de bibliothèque. </tei:p>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
											<tei:graphic url=""/>
										</tei:ref>
										<tei:head>
											<tei:title>Q. Horatii Flacii Emblemata, imaginibus...illustrata Othonis Vaenii</tei:title>.</tei:head>Anvers, Officina H. Verdussen, 1607, p. 164-165</tei:figure>
									<tei:p>Les descriptions des quelque 220 ouvrages, y compris les ouvrages à gravures, telles qu'elles sont données par 
										<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet</tei:name>, « ceste scavante fille », sont suffisamment précises pour que l'on puisse les identifier, même si nous regrettons que les références bibliographiques (éditeur et année d'édition entre autres) ne soient pas fournies. Mais cela est habituel à l'époque. On y trouve, malgré tout, le même goût du détail que pour les objets d'art, preuve de l'importance qu'on attribue à ces ouvrages et à leur valeur artistique. </tei:p>
									<tei:p>Par ailleurs, 
										<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet</tei:name> ayant travaillé continuellement dans le monde de la gravure et de l'illustration, possédant maints liens avec le monde du livre et de l'imprimerie, est tout à fait à même de connaître la valeur intellectuelle, artistique, mais aussi marchande de cette bibliothèque. Nous avons vu que les frères 
										<tei:name type="person" reg="">Souppat</tei:name> étaient ses héritiers, mais aussi 
										<tei:name type="person" reg="">André Pralard</tei:name> 
										<tei:note>Né à Savigny, près de Lyon, apprenti chez 
											<tei:name type="person" reg="">Jean-Antoine Huguetan</tei:name> de 1650 à 1657, travaille à Paris chez Claude et 
											<tei:name type="person" reg="">Pierre de Bats</tei:name>. Reçu libraire le 7 août 1669 malgré l'opposition de la communauté, il est envoyé plusieurs fois en mission aux Pays-Bas pour négocier le retrait d'ouvrages licencieux, et en province, notamment à Lyon, pour poursuivre les contrefacteurs. Il meurt avant 1723 (D'après 
											<tei:name type="person" reg="">J.D. Mellot</tei:name>, 
											<tei:title>Répertoire d'imprimeurs-libraires</tei:title>, Paris, BNF, 2004).</tei:note>, marchand-libraire à Paris, son petit cousin, 
										<tei:name type="person" reg="">Guillaume 
											<tei:note>
												<tei:name type="person" reg="">Guillaume Demasso</tei:name> ou de Masso vivait à Lyon entre 1657 et 1697. Il est dit marchand-libraire et relieur de livres. Il est nommé en 1676 tuteur des enfants de son frère François, imprimeur et éditeur d'estampes. Il est mort avant 1708.</tei:note> de Masso</tei:name>, marchand-libraire à Lyon, son cousin issu de germain qu'elle n'oublie pas. Les livres, contrairement aux tableaux et aux dessins, ne sont pas prisés par elle. Ils le seront lors de la succession.</tei:p>
									<tei:p>On peut à bon droit penser que l'ensemble de ces livres conservés par l'ultime descendante de la lignée, conservatrice de sa mémoire, est le reflet de la bibliothèque de 
										<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name>. Toutefois, comme l'indiquent 
										<tei:name type="person" reg="">Mickaël Szanto</tei:name> et 
										<tei:name type="person" reg="">Isabelle Dubois</tei:name> 
										<tei:note>
											<tei:name type="person" reg="">Mickaël Szanto</tei:name> et 
											<tei:name type="person" reg="">Isabelle Dubois</tei:name>, « Le Cabinet d'un "peintre parfait". A propos des "belles choses" de 
											<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name> » in 
											<tei:title>Jacques Stella (1596-1657)</tei:title>, Paris, Somogy, 2006, p. 18-24.</tei:note>, dans quelle mesure cette importante collection peut-elle être attribuée à 
										<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name> et non pas plutôt à ses neveux et nièces, en particulier Antoine et Claudine, figures dominantes de la fratrie 
										<tei:name type="person" reg="">Bouzonnet</tei:name>, qui l'un et l'autre avaient acquis des connaissances et pouvaient passer pour « scavans » dans leur art ? </tei:p>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
											<tei:graphic url=""/>
										</tei:ref>
										<tei:name type="person" reg="">Vignole</tei:name>, 
										<tei:title>Le due regole de la prospecttiva pratica</tei:title>, Rome, [nella Stamparia del Mascardi, 1644?], pl.26 (BM Lyon, Rés. 22902).</tei:figure>
									<tei:p>Cette bibliothèque pouvait être plus largement « une somme de patrimoines hérités » reflétant le goût de la lignée pour les beaux-arts. Ainsi, des ouvrages figurant dans l'inventaire ont été acquis nécessairement après la mort de 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name>, on en compte plus d'une quinzaine qui ont été édités après 1657. Par exemple, quelques titres trahissent l'intérêt d'un amateur de beaux-arts (
										<tei:name type="person" reg="">Felibien</tei:name>, 
										<tei:title>Noms des peintres les plus célèbres</tei:title> ; 
										<tei:name type="person" reg="">Roger de Piles</tei:name>, 
										<tei:title>Dialogue sur le coloris</tei:title> ; 
										<tei:name type="person" reg="">Michel de Marolles</tei:name>, 
										<tei:title>Catalogue de livres d'estampes</tei:title>), d'autres pour les voyages (
										<tei:name type="person" reg="">Du Tertre</tei:name>, 
										<tei:title>Histoire des Antilles</tei:title> ; 
										<tei:name type="person" reg="">Charles Patin</tei:name>, 
										<tei:title>Relation Historique en forme de lettre</tei:title>), certains pour l'histoire : (
										<tei:title>Trésor chronologique</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">P. de Saint-Romuald</tei:name>), ou pour une piété plutôt janséniste (
										<tei:name type="person" reg="">P. Quesnel</tei:name>, 
										<tei:title>Instructions chrétiennes imprimées par Pralard</tei:title>). Il faut enfin tenir compte du fait que certains ouvrages publiés une ou deux générations auparavant ont pu être acquis dans de nouvelles éditions « modernes ». Malgré cette incertitude, on peut raisonnablement penser que la majorité de la collection est issue de la bibliothèque de 
										<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name>. Certains titres ont été visiblement rapportés d'Italie par 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name>. Leur reliure en parchemin est significative, car les Italiens, comme le souligne 
										<tei:name type="person" reg="">J.-J. Guiffrey</tei:name>, employaient beaucoup le parchemin à cette époque, surtout à Rome.</tei:p>
								</tei:div>
								<tei:div type="section">
									<tei:head>Une place de choix donnée à l'architecture</tei:head>
									<tei:p>Une première lecture de l'inventaire montre de la part du collectionneur une intense curiosité pour les images. Comment se compose cette bibliothèque ? On peut distinguer, comme l'a fait en grande partie 
										<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet</tei:name>, plusieurs grands ensembles.</tei:p>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
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										</tei:ref>
										<tei:head>
											<tei:name type="person" reg="">Albert Dürer</tei:name>, 
											<tei:title>Les Quatre livres d'Albert Durer peinctre et géométricien... de la proportion des parties et portraicts du corps ; traduicts par Loys Meigret lionnois</tei:title>
										</tei:head>Paris, Charles perier, 1557, f° 68 (BM Lyon, 132415).</tei:figure>
									<tei:p>Au premier rang, viennent les grands classiques souvent présents chez les peintres, tels l'
										<tei:title>Iconologia</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Cesare Ripa</tei:name>, utile pour les représentations allégoriques, le 
										<tei:title>Imagini degli dei antichi</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Vincenzo Cartari</tei:name>, le 
										<tei:title>Hieroglyphica</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Piero Valeriano</tei:name>, somme du langage symbolique de la Renaissance, l'
										<tei:title>Explication des fables</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Natale Conti</tei:name> et les 
										<tei:title>Images ou tableaux de platte peinture</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Philostrate</tei:name> édité par 
										<tei:name type="person" reg="">Blaise de Vigenère</tei:name>, ensemble iconographique sur des thèmes mythologiques. On peut y ajouter des recueils d'emblèmes tels ceux d'
										<tei:name type="person" reg="">Otto van Veen</tei:name>, les 
										<tei:title>Emblèmes d'Horace</tei:title> (XX) ou de 
										<tei:name type="person" reg="">Pittoni</tei:name> et 
										<tei:name type="person" reg="">Dolce</tei:name>, 
										<tei:title>Imprese nobili et ingeniose di diversi principi</tei:title>.</tei:p>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
											<tei:graphic url=""/>
										</tei:ref>
										<tei:head>
											<tei:name type="person" reg="">Albert Dürer</tei:name>, 
											<tei:title>Les Quatre livres d'Albert Durer peinctre et géométricien... de la proportion des parties et portraicts du corps ; traduicts par Loys Meigret lionnois</tei:title>
										</tei:head>Paris, Charles perier, 1557, f° 68 (BM Lyon, 132415).</tei:figure>
									<tei:p>Puis viennent assez logiquement les principaux recueils d'après l'antique (
										<tei:name type="person" reg="">Chacon</tei:name>, 
										<tei:title>La Colonne Trajane</tei:title>, 
										<tei:title>Bas-reliefs et figures antiques</tei:title> gravés par 
										<tei:name type="person" reg="">François Perrier</tei:name>, les deux volumes de la 
										<tei:title>Galleria Giustiniana</tei:title>, 
										<tei:name type="person" reg="">Lorenzo Vaccaro</tei:name>, 
										<tei:title>Antiquarum statuarum urbis Romae</tei:title>) et les grandes références de la Renaissance : le 
										<tei:title>Traité de la peinture de Léonard de Vinci</tei:title>, la série de 
										<tei:title>Psyché</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Raphaël</tei:name> gravée par 
										<tei:name type="person" reg="">Bernardo Daddi</tei:name>, 
										<tei:title>Les Loges</tei:title> gravées par 
										<tei:name type="person" reg="">Nicolas Chaperon</tei:name> ou par 
										<tei:name type="person" reg="">Orazio Borgiani</tei:name>, 
										<tei:title>Michel-Ange</tei:title> gravé par 
										<tei:name type="person" reg="">Ghisi</tei:name>. 
										<tei:title>Les Travaux d'Ulysse du Primatice à Fontainebleau</tei:title> gravés par 
										<tei:name type="person" reg="">Van Thulden</tei:name>. </tei:p>
									<tei:p>Mais ce qui distingue avant tout cette bibliothèque est une collection tout à fait remarquable de traités d'architecture. On y trouve quasiment tous les grands traités d'architecture du XVIe siècle (
										<tei:name type="person" reg="">Vitruve</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Serlio</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Vignole</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Palladio</tei:name> (en italien, mais aussi dans sa traduction par 
										<tei:name type="person" reg="">Fréart de Chambray</tei:name>), et du XVIIe italiens (
										<tei:name type="person" reg="">Giuseppe Viola Zanini</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Orazio Perucci</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Giovanantonio Rusconi</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Antonio Labacco</tei:name>) et d'autres, en français, comme les 
										<tei:title>OEuvres mathématiques</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Samuel Marolois</tei:name>, le 
										<tei:title>Livre d'architecture</tei:title> d'
										<tei:name type="person" reg="">Alexandre Francine</tei:name>, ou le 
										<tei:title>Parallèle de l'architecture antique et de la moderne</tei:title> par 
										<tei:name type="person" reg="">Fréart de Chambray</tei:name>, ami de 
										<tei:name type="person" reg="">Poussin</tei:name> et de 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name>. Certains sont en double : italien et français. On est en présence d'une bibliothèque quasi idéale en ce domaine et particulièrement bien suivie.</tei:p>
									<tei:p>Cet ensemble ne serait pas complet si 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name> n'y avait ajouté des traités de perspective et de géométrie (
										<tei:name type="person" reg="">Euclide</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Ascolti</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Lorenzo Sirigatti</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Daniele Barbaro</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Desargues</tei:name> gravé par 
										<tei:name type="person" reg="">Abraham Bosse</tei:name>). Ce qui corrobore ce qu'en dit 
										<tei:name type="person" reg="">Félibien</tei:name> : 
										<tei:quote>Il entendoit fort bien la perspective et l'architecture. Il étoit tellement pratique, que le tableau qu'il fit pour les Cordeliers de Provins, étant trop grand et ne pouvant plus comme autrefois à de grands Ouvrages, il fut obligé de faire renverser le haut en bas pour peindre le fonds, qui est une architecture fort belle et bien coloriée.</tei:quote> 
										<tei:note>
											<tei:name type="person" reg="">Félibien</tei:name>, 
											<tei:title>Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellens peintres</tei:title>, Trévoux, De l'imprimerie de S.A.S., 1725, tome 4, p. 413</tei:note>
									</tei:p>
									<tei:p>Notons encore que la bibliothèque « idéale » du peintre est accompagnée de références anatomiques : on trouve donc dans la collection 
										<tei:name type="person" reg="">Vesale</tei:name> (
										<tei:title>De corporis humani</tei:title>), 
										<tei:name type="person" reg="">Dürer</tei:name> (
										<tei:title>Les Proportions du corps humain, De Symmetria partium</tei:title>.)</tei:p>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
											<tei:graphic url=""/>
										</tei:ref>
										<tei:head>
											<tei:title>Figures du Nouveau Testament</tei:title>, Lyon, 
											<tei:name type="person" reg="">Guillaume Rouillé</tei:name>, 1570,</tei:head>(Aa5 verso) Adoration des mages (BM Lyon, Rés. B 488453 bis).</tei:figure>
								</tei:div>
								<tei:div type="section">
									<tei:head>
										<tei:name type="person" reg="">Plutarque</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Pline</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Ovide</tei:name> et quelques autres</tei:head>
									<tei:p>La culture classique ne serait pas complète sans la référence à l'histoire de l'Antiquité : 
										<tei:name type="person" reg="">Homère</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Plutarque</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Tite-Live</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Pline</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Quinte-Curce</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Diodore de Sicile</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Xénophon</tei:name>, et les historiens ecclésiastiques (
										<tei:name type="person" reg="">Cassiodore</tei:name>, 
										<tei:name type="person" reg="">Flavius Josèphe</tei:name>), mais aussi plus récents : l'
										<tei:title>Histoire romaine</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Coeffeteau</tei:name>, 
										<tei:title>L'Histoire de France</tei:title>, de 
										<tei:name type="person" reg="">Scipion Dupleix</tei:name>, 
										<tei:title>Le Monde ou la description générale de ses quatre parties</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">D'Avity</tei:name>, l'
										<tei:title>Histoire de la décadence de l'Empire grec et establissement de celui des Turcs</tei:title> par 
										<tei:name type="person" reg="">Chalcondyle</tei:name>, les 
										<tei:title>Commentaires historiques sur les Cæsars et tyrans de l'Empire romain</tei:title> par 
										<tei:name type="person" reg="">Tristan de Saint-Amand</tei:name>. Ouvrages lus par la plupart des bourgeois cultivés de l'époque, mais qui, ici, prennent une autre signification puisqu'ils sont la référence à des thèmes iconographiques récurrents.</tei:p>
									<tei:p>En dernier complément, figure un bel ensemble de livres illustrés évoquant à la fois les images religieuses (Bibles, 
										<tei:foreign lang="la">
											<tei:title>Icones mortis</tei:title>
										</tei:foreign>) et la fable. Dans sa répartition, 
										<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet</tei:name> a assez logiquement associé 
										<tei:name type="person" reg="">Holbein</tei:name> et 
										<tei:name type="person" reg="">Bernard Salomon</tei:name>, le lyonnais ayant subi l'influence générale de l'
										<tei:name type="person" reg="">Allemand</tei:name>. On trouve dans l'inventaire neuf ouvrages illustrés par le « petit Bernard », alias 
										<tei:name type="person" reg="">Bernard Salomon</tei:name> de Lyon, qui montrent encore la notoriété de cet artiste, grand diffuseur de l'art de Fontainebleau, et dont les images ont servi de réservoir inépuisable aux artistes du XVIe et du XVIIe siècles 
										<tei:note>Voir le chapitre VIII de l'ouvrage de 
											<tei:name type="person" reg="">P. Sharrat</tei:name>, il est consacré à l'influence de 
											<tei:name type="person" reg="">Bernard Salomon</tei:name>. 
											<tei:name type="person" reg="">Bernard Salomon</tei:name>, illustrateur lyonnais, Genève, Librairie Droz, 2005.</tei:note>. Certains de ces ouvrages, en outre, sont en double. La fable est représentée par les nombreux exemplaires illustrés des 
										<tei:title>Métamorphoses</tei:title> d'
										<tei:name type="person" reg="">Ovide</tei:name> : 
										<tei:quote>Un paquet de trente volumes qui sont les métamorphoses d'Ovide, Un autre Vers héroïques.</tei:quote>
									</tei:p>
									<tei:p>On trouve très peu d'histoire naturelle, seulement un ou deux ouvrages sur les plantes et les animaux, mais en revanche la recherche érudite « de convenance » se reconnaît dans les drapés, les attitudes que l'on rencontre dans les livres sur le costume (
										<tei:title>Livre des habits de toutes les nations</tei:title>, 
										<tei:title>Livre d'habits de religieux</tei:title>), et dans la noblesse des médailles (cinq ouvrages dont les éditions françaises et italiennes du 
										<tei:title>Promptuaire des médailles</tei:title> de 
										<tei:name type="person" reg="">Guillaume Rouillé</tei:name>). </tei:p>
									<tei:p>Enfin, il faut mettre à part des livres qui ne sont pas directement liés à l'activité de peintre de 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name> mais à sa foi religieuse. D'une manière curieuse, ces textes sont peu nombreux quoique la piété de 
										<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name> soit bien connue. Ils sont liés à la spiritualité salésienne (un volume des 
										<tei:title>OEuvres</tei:title> de saint 
										<tei:name type="person" reg="">François de Sales</tei:name>, et cinq volumes des 
										<tei:title>OEuvres</tei:title> de Mg 
										<tei:name type="person" reg="">Camus</tei:name>, évêque de Belley), mais peu, semble-t-il, à celle des jésuites dont on ne trouve que les oeuvres du 
										<tei:name type="person" reg="">P. Caussin</tei:name> agrémentées de quelques ouvrages gallicans ou de controverses dont l'origine remonte sans doute à 
										<tei:name type="person" reg="">François Stella</tei:name>.</tei:p>
								</tei:div>
								<tei:div type="section">
									<tei:head>Un laboratoire de modèles et d'idées</tei:head>
									<tei:figure>
										<tei:ref target="">
											<tei:graphic url=""/>
										</tei:ref>
										<tei:head>
											<tei:name type="person" reg="">Claudine Bouzonnet-Stella</tei:name>, d'après 
											<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name>, 
											<tei:title>Pastorales</tei:title>
										</tei:head>1667 (BM Lyon, F17BOU005357-5383).</tei:figure>
									<tei:p>Il serait très tentant de retrouver dans cet immense champ de références, celles qui ont pu servir à alimenter l'oeuvre de 
										<tei:name type="person" reg="">Stella</tei:name> : une planche des 
										<tei:title>Simulachres de la mort</tei:title> d'
										<tei:name type="person" reg="">Holbein</tei:name> figure dans l'
										<tei:title>Allégorie de la mort du Cardinal Borghèse</tei:title> de 1633, 
										<tei:name type="person" reg="">Vésale</tei:name> dans le dessin de 
										<tei:title>La Mort astrologue</tei:title>, pyramides et obélisques dans 
										<tei:title>Le Jugement de Salomon</tei:title> ou 
										<tei:title>Le Christ et la Samaritaine</tei:title>, la colonne Trajane dans 
										<tei:title>Clélie passant le Tibre avec ses compagnes</tei:title>. Beaucoup de références antiques, en particulier architecturales, apparaissent dans les images sacrées de la période de maturité. 
										<tei:name type="person" reg="">Mickaël Szanto</tei:name> et 
										<tei:name type="person" reg="">Isabelle Dubois</tei:name> rappellent que le 
										<tei:quote>rinceau de feuilles d'acanthe ornant l'entablement de la Maison carrée de Nîmes, illustré précisément par le Traité de Palladio, [est] repris sur le portique à l'arrière-plan du jugement de Salomon.</tei:quote> 
										<tei:note>
											<tei:emph>Op. cit.</tei:emph> p. 21.</tei:note>
									</tei:p>
									<tei:p>Ainsi, répertoires de gravures et d'ornements, traités d'architecture, recueils d'images et d'emblèmes, ouvrages techniques de perspective et d'anatomie, recueils d'historiens de l'Antiquité se succèdent et se correspondent dans un ensemble d'une remarquable cohérence : 
										<tei:quote>On ne collectionne pas au hasard. Toute collection suppose des études pour connaître, reconnaître et choisir, et pour éventuellement se glorifier, non d'une pièce rare, mais d'un ensemble judicieux... La collection une fois constituée renferme des éléments nouveaux d'étude et de comparaison essentiels pour l'approfondissement de la connaissance.</tei:quote> 
										<tei:note>
											<tei:name type="person" reg="">Christian Galantaris</tei:name>, 
											<tei:title>Manuel de bibliophilie</tei:title>, Paris, Edition des Cendres, 1997, p. 47.</tei:note>
									</tei:p>
									<tei:p>Nous ne sommes pas ici dans le domaine de la bibliophilie mais plutôt dans celui de la connaissance : Bibliotheca docet. Ainsi cette bibliothèque destinée à l'instruction, à la documentation, cet exceptionnel « laboratoire d'idées » et de modèles, nous instruit sur les préférences du peintre et nous renseigne sur l'extraordinaire érudition artistique de 
										<tei:name type="person" reg="">Jacques Stella</tei:name> et sur sa volonté manifeste de maîtriser pleinement son savoir.</tei:p>
								</tei:div>
								<tei:byline>
									<tei:docAuthor> Yves Jocteur Montrozier</tei:docAuthor>Yves Jocteur Montrozier a été responsable des collections patrimoniales de la Bibliothèque municipale de Troyes, puis de celles de la Bibliothèque municipale de Grenoble. Il est actuellement conservateur du Fonds ancien de la Bibliothèque municipale de Lyon.</tei:byline>
							</tei:body>
						</tei:text>
					</tei:tei.2>        </mets:xmlData>      </mets:FContent>    </mets:file>    
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			<mets:name>Minaire, Lauriane</mets:name>
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