Sommaire :

    D’un siècle à l’autre

    C’était à l’extrême fin du siècle dernier. Le lancement de Gryphe, avait quasiment des allures de provocation, la nouvelle publication ne se voulant ni un bulletin d’information, ni une brochure de spécialistes – du livre et de la bibliophilie, bien sûr ! – pour spécialistes. Huit ans et vingt numéros après, elle est toujours là, ayant augmenté sa fréquence de parution et même pris de l’embonpoint, coté pagination.

    Le mérite en revient d’abord à l’aide active et fidèle de l’Association des Amis de la Bibliothèque de Lyon et tout particulièrement de son président Francisque Goirand. Il revient, ensuite, à la réceptivité, à la disponibilité, à la pugnacité, des auteurs sollicités tour à tour, certains mêmes plusieurs fois de suite, en vue d’apporter une contribution que nous voulions, certes basée sur les collections de la maison – il est vrai qu’il n’y a que l'embarras du choix en la matière – mais aussi débouchant sur des articles d’accès aisé pour le lecteur, sans oser encore employer le mot absolument plus du tout « tendance » de « vulgarisation ». Nous les désirions venant d’horizons divers et variés : ils le furent. Ils le sont toujours. Les professeurs voisinent avec les étudiants, les journalistes alternent avec les artistes, les professionnels du livre cohabitent avec les amateurs passionnés, voire les collectionneurs… à l’occasion donateurs.

    Tous ont joué le jeu, dans le sillon tracé par les pionniers en la matière : les « auteurs maison ». Une maison où bien des collègues ont apporté leur contribution à l’aventure, du Fonds ancien à la Documentation régionale, du service de la Communication à celui de la reproduction photographique, toujours réactif, s’il est vrai que nous désirions voir la composante iconographique de Gryphe placée au même plan que la composante purement écrite. Et l’on pourrait y ajouter la collaboration « complice » qui s’est vite établie avec les graphistes de Perluette.

    Tous les remercier ici, dépasserait le cadre d’un simple « édito ». D’ailleurs, l’aventure continue et bien d’entre eux vont encore être de la partie. Alors…