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    Le suicide du lieutenant-colonel Henry

    Notre gravure de première page reproduit, avec un portrait du lieutenant-colonel Henry, la scène tragique du suicide de cet officier supérieur. On connaît les faits. Le 30 août au soir, une communication du ministre de la guerre arrivait comme un coup de foudre, annonçant que le lieutenant-colonel Henry, chef du service des renseignements, avait été reconnu et s'était reconnu lui-même l'auteur de la lettre en date d'octobre 1896, où Dreyfus est nommé. Le lendemain, autre nouvelle sensationnelle, on apprenait que le lieutenant-colonel Henry s'était suicidé à l'aide d'un rasoir, dans une cellule de la forteresse du Mont-Valérien, où M. Cavaignac l'avait fait enfermer après avoir recueilli ses aveux. Nous n'avons pas insister sur l'émotion produite par ces graves événements qui ont abouti à la démission du ministre de la guerre et à celle de M. le général de Boisdeffre, chef d'état-major général de l'armée, et amené l'unanimité du pays, jusqu'à ce moment divisé, à considérer comme nécessaire la révision du procès Dreyfus.

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