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    Le Monument du Sergent Blandan.

    L'héroïque soldat dont la statue, que nous reproduisons dans ce numéro, va être inaugurée solennellement aujourd'hui sur la place Sathonay, était, comme on sait un enfant de Lyon. Il était né en effet non loin de l'emplacement où s'élève le nouveau monument dans le quartier de la Boucherie des Terreaux, rue de la Cage, aujourd'hui démolie, le 9 février 1819.

    Vingt-trois ans après, l'obscur soldat de la veille, parvenu au grade de sergent, tombait glorieusement sur la terre d'Afrique des suites de trois coups de feu reçus au combat de Beni-Mered où, à la tête de vingt et un soldats du 26e de ligne, portant la correspondance, il résista à près de trois cents cavaliers arabes.

    Sommé de se rendre par un des Arabes, il avait répondu par un coup de feu qui étendit mort son adversaire. Un furieux combat s'engagea alors et Blandan, frappé de trois balles, tomba s'écriant ces nobles et simples paroles : Courage, mes amis, défendez-vous jusqu'à la mort ! Quand les secours arrivèrent, quatre hommes seulement de son petit détachement restaient debout. Blandan succomba le lendemain à l'hôpital de Bouffarick.

    En 1887 une statue lui avait été érigée dans cette ville. Nos concitoyens ont voulu à leur tour rendre un solennel hommage au modeste héros dont la fin constitue un des plus beaux faits d'armes de la conquête de l'Algérie. La nouvelle statue, fort remarquable, est l'oeuvre d'un de nos patriotes, le sculpteur Lamotte.

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