Je ne suis pas de ceux qui croient à la nécessité absolue des jeux hippiques pour l'amélioration de la race chevaline, je trouve même qu'on a tort d'améliorer celle-ci au dépens de la race humaine : je veux parler des jockeys. S'il y avait une Société protectrice des hommes comme il y a une Société protectrice des animaux, elle ne perme - trait pas, je le gage, qu'on pratiquât ce système d'amaigrissement et d'abêtissement, qui produit ces équestres devenus si légers, qu'on est parfois obligé de leur mettre un peu de ferraille dans le gousset, pour les alourdir quand on les pèse. Peser un homme dans une balance, quand on ne doit ni le dépecer ni le manger, cela semble une folie; mais il n'y a pas une opération qui se fasse avec plus de sévérité. La justice y regarde à moins près, quand elle soupèse des âmes à innocenter.

Quels singuliers enfants doivent produire ces hommes squelettes, traversant l'horizon comme un éclair, bleu, jaune ou rouge, têtes vides, auxquelles la pensée est interdite, car elle pourrait donner une distraction ; héros d'une minute, qui se cassent les reins sous le poids de leur selle, et qui ne seraient pas capables de mourir pour autre chose que pour leur écurie; car ils seraient refusés par tous les conseils de revision.

Etalon pour étalon, je suis d'avis qu'on perfectionne et qu'on encourage l'étalon humain, ou tout ou moins qu'on ne l'affaiblisse pas aux dépens de la trop fameuse amélioration de la race chevaline.

Ne croyez pas, en m'entendant parler ainsi, que je suis opposé aux jeux hippiques. Au contraire, je pense que la France a besoin d'une jeunesse souple, valeureuse, d'une jeunesse forte et vaillante, et je sais que les jeunes gens ga- gnent aux exercices de l'équitation cette hardiesse a allure, cette grâce et cette aisance dans les mouvements, la sûreté du coup d'oeil et le

dédain du danger, qui font les hommes de fer, et à la force et l'adresse du corps joignent l'intrépidité de l'âme et la fierté du coeur.

Puis, faut-il vous le dire ? j'aime le sport, à cause de la femme; c'est à lui que nous devons, à chaque printemps, cet assaut de toilettes, toutes plus exquises les unes que les autres, qui émaillent gracieusement toutes les réunions sportiques.

Il est de fait que, sans la femme, ni courtes, ni concours hippique n'auraient jamais existé.

— Cherchez la femme, dit le criminaliste.

Il est bien bon le criminaliste, s'il s'imagine qu'il n'y a que pour son cas spécial qu'il faut remonter à l'inspiration.

— Cherchez la femme, parce que c'est elle qui a soufflé le mal; soit; mais c'est l'exception.

Moi, je dis ; cherchez toujours la femme, parce que c'est elle qui a soufflé le bien.

Effacez un instant la femme, et vous verrez ce que vous aurez à supprimer de l'humanité

D'abord, vous en pourrez rayer l'art, la poésie, la peinture, la sculpture, l'horticulture, l'ornithologie et le sport. J'en oublie probablement ; mais ce que j'enlève laisserait déjà un vide. . .

Faites disparaître la femme, et vous rayez d'un trait les pages les plus tendres de Bossuet, de La Rochefoucauld, de Fontenelle, de Goethe, de Chateaubriand, de Musset, de Shakespeare, du Dante, du Tasse, de l'Arioste, de Dumas fils, d'Augier et de Sardou; vous tuez le génie de Phidias, de Praxitèle, du Corrège de l'Albane, du Titien, de Houdon, de Stevens, d'Henner, de Chaplin et de Boldini.

Que vouliez vous que tous ces noms confondus à dessein devinssent sans la femme!

Sans la femme, nous n'aurions pas de théâtre, car vous n'imaginez pas le théâtre sans amour, qui vous ramènerait aux représentations primitives des frères de la basoche, pour lesquelles

on n'a jamais dû inventer les soupers de centième.

L'horticulture, la voyez-vous sans la femme? Les roses, les lilas, les violettes, qui est-ce qui les respirerait, qui est ce qui les porterait, à qui les comparerait-on, et surtout à qui les offriraiton ?

Et les meilleurs animaux, que deviendraientils? Le chien, par exemple, cet ami si fidèle, c'est l'homme qu'il craint, mais c'est la femme qu'il airne. Il l'aime, parce que c'est elle qui a le secret des caresses. II n'y a que la femme qui sache caresser : caresser de la main, caresser de la voix, caresser du regard. La caresse qui ne vient pas de la femme est une voie de fait !

Voyons le sport. La chasse, l'équitation, les courses ne vivent que par le chic, mot vulgaire, mais qui renferme à lui seul ce qu'on nomme le goût, la distinction, le comme il faut, la fashion, la mode, l'élégance, mot qui ne se définit pas, mais qui se proclame, qui se manifeste par plusieurs apparences, que nous nous sentons la fantaisie d'observer.

Dès l'enfance, on habitue l'homme à faire le beau.

A dix ans, on lui fait sucer le lait de l'élégance, et on le prépare ainsi à parader plus tard en habit rouge, à une chasse à courre.

Et pour qui cet habit rouge, s'il vous plait, si ce n'est pour attirer l'attention des femmes? Mettez une seule femme dans la société de vingtcinq homme et leur tenue sera toute différente.

Allez à la campagne; si l'on vous dit : « On sera entre hommes ». la tenue est négligée, le chic disparaît, les bottes sont plus ternes, les cravates plus ternes; mais si la maîtresse de maison et quelques invitées sont de la partie, n'hésitez pas à parier qu'il y aura des costumes d'opéra-comique parmi les chasseurs.

On s'imaginerait bien à tort que les courses

vivent uniquement de l'attrait de la lutte entre les coursiers. Les deux bons tiers des gens qui s'intitulent sportmen se moquent de l'amélioration de la race chevaline : ce qui les attire par-dessus tout, c'est de se montrer avec une jolie femme à leur bras.

Avez-vous jamais fait courir?... Si vous avez fait courir, avez-vous obéi à des instincts de spéculation ?

Si c'est pour vous enrichir que vous avez entretenu des pur-sang, vous n'avez pas dû tarder à vous apercevoir que votre sort était celui des spéculateurs malheureux et vous vous êtes lassé. Si vous avez fait courir sans vous préoccuper du résultat, si vous avez taillé en grand seigneur, avouez-le franchement, c'est le chic qui vous a guidé.

Ce qu'il vous fallait c'était la gloire simplement ; c'était vos couleurs triomphantes acclamées par la foule, c'était le nom du cheval vainqueur soulevant des hourras et le prix de tant de lauriers, doublé, triplé, centuplé parce qu'ils étaient cueillis devant des femmes.

Pas de femmes, plus de lauriers, des simples !

Je crois vous avoir démontré suffisamment l'influence de la femme sur le sport. En quelques mots je vais vous dire l'influence du sport sur la femme.

Chez cet être aimable entre tous il y a une passion qui prime les autres : la toilette.

Quand son coeur est à la joie, quand tout lui sourit en amour, la coquetterie ne perd pas ses droits. C'est encore la couturière qui a la crème de ses pensées.

En face d'une grande douleur, d'un grand deuil, alors que les circonstances la vouent au crêpe le plus austère, ne demandez pas à la femme de porter un corsage sans retouche, une jupe démodée. Du noir soit, mais du chic quand même.

La veuve inconsolable qui coupe ses cheveux sur la tombe de l'époux, ne sera pas laide pour cela; elle fera friser une à une ses mèches écourtées et à l'aide d'un postiche folâtre elle conservera un type chiffonné.

Toujours, à toute heure, à toute minute, quelles que soient ses autres occupations, elle rêvera faille ou surah, diamants ou turquoises, valenciennes ou guipures. C'est inné en elle.

La femme sûre de sa beauté sera indistinctivement belle de jour et belle de nuit ; elle montrera sans crainte ses épaules au bal et elle les cachera dans la rue ; la taille sera appréciée de même qu'on la voie ou qu'on la devine.

Mais où est le vrai terrain de ses exploits Féminins ? Nous allons y venir.

Toutes les femmes adorent le bal où elles sont sûres de briller, surtout au repos. En dansant il est rare qu'elles ne perdent pas de leur grâce, à moins de valser â merveille.

Au théâtre, la femme n'est vue qu'en buste ; tant pis si elle a une jolie taille, elle n'en bénéficiera pas. Et puis, dans le cadre d'une salle de première elle a souvent à redouter les tons crus des lumières trop vives.

C'est au concours hippique qu'une femme vraiment belle peut se présenter armée de pied en cap et défier ses rivales au soleil. C'est là que pendant huit jours elle les terrassera par centaines. Si Vénus l'a faite à son image, c'est là que, grimpée sur des chaises ou sur des banquettes, elle aura des poses exquises et des souplesses de gazelle ; c'est là qu'elle trahira l'incognito d'un pied miniscule, c'est là qu'elle sera proclamée reine de l'élégance. La coquetterie de la femme se prépare à ces tournois en plein air que lui ménage le sport: elle s'y entraine à l'avance et le jour venu, un jour comme celui de dimanche, de lundi, de mardi, etc., elle devient le miroir aux lorgnettes et les

cent bouches de la chronique mondaine célèbren t pompeusement sa victoire.

PAUL DE CHANDIEU.

Contenu textuel de l'image : Je ne suis pas de ceux qui croient à la nécessité absolue des jeux hippiques pour l'amélioration de la race chevaline, je trouve même qu'on a tort d'améliorer celle-ci au dépens de la race humaine : je veux parler des jockeys. S'il y avait une Société protectrice des hommes comme il y a une Société protectrice des animaux, elle ne perme - trait pas, je le gage, qu'on pratiquât ce système d'amaigrissement et d'abêtissement, qui produit ces équestres devenus si légers, qu'on est parfois obligé de leur mettre un peu de ferraille dans le gousset, pour les alourdir quand on les pèse. Peser un homme dans une balance, quand on ne doit ni le dépecer ni le manger, cela semble une folie; mais il n'y a pas une opération qui se fasse avec plus de sévérité. La justice y regarde à moins près, quand elle soupèse des âmes à innocenter.
Contenu textuel de l'image : Quels singuliers enfants doivent produire ces hommes squelettes, traversant l'horizon comme un éclair, bleu, jaune ou rouge, têtes vides, auxquelles la pensée est interdite, car elle pourrait donner une distraction ; héros d'une minute, qui se cassent les reins sous le poids de leur selle, et qui ne seraient pas capables de mourir pour autre chose que pour leur écurie; car ils seraient refusés par tous les conseils de revision.
Contenu textuel de l'image : Etalon pour étalon, je suis d'avis qu'on perfectionne et qu'on encourage l'étalon humain, ou tout ou moins qu'on ne l'affaiblisse pas aux dépens de la trop fameuse amélioration de la race chevaline.
Contenu textuel de l'image : Ne croyez pas, en m'entendant parler ainsi, que je suis opposé aux jeux hippiques. Au contraire, je pense que la France a besoin d'une jeunesse souple, valeureuse, d'une jeunesse forte et vaillante, et je sais que les jeunes gens ga- gnent aux exercices de l'équitation cette hardiesse a allure, cette grâce et cette aisance dans les mouvements, la sûreté du coup d'oeil et le
Contenu textuel de l'image : dédain du danger, qui font les hommes de fer, et à la force et l'adresse du corps joignent l'intrépidité de l'âme et la fierté du coeur.
Contenu textuel de l'image : Puis, faut-il vous le dire ? j'aime le sport, à cause de la femme; c'est à lui que nous devons, à chaque printemps, cet assaut de toilettes, toutes plus exquises les unes que les autres, qui émaillent gracieusement toutes les réunions sportiques.
Contenu textuel de l'image : Il est de fait que, sans la femme, ni courtes, ni concours hippique n'auraient jamais existé.
Contenu textuel de l'image : — Cherchez la femme, dit le criminaliste.
Contenu textuel de l'image : Il est bien bon le criminaliste, s'il s'imagine qu'il n'y a que pour son cas spécial qu'il faut remonter à l'inspiration.
Contenu textuel de l'image : — Cherchez la femme, parce que c'est elle qui a soufflé le mal; soit; mais c'est l'exception.
Contenu textuel de l'image : Moi, je dis ; cherchez toujours la femme, parce que c'est elle qui a soufflé le bien.
Contenu textuel de l'image : Effacez un instant la femme, et vous verrez ce que vous aurez à supprimer de l'humanité
Contenu textuel de l'image : D'abord, vous en pourrez rayer l'art, la poésie, la peinture, la sculpture, l'horticulture, l'ornithologie et le sport. J'en oublie probablement ; mais ce que j'enlève laisserait déjà un vide. . .
Contenu textuel de l'image : Faites disparaître la femme, et vous rayez d'un trait les pages les plus tendres de Bossuet, de La Rochefoucauld, de Fontenelle, de Goethe, de Chateaubriand, de Musset, de Shakespeare, du Dante, du Tasse, de l'Arioste, de Dumas fils, d'Augier et de Sardou; vous tuez le génie de Phidias, de Praxitèle, du Corrège de l'Albane, du Titien, de Houdon, de Stevens, d'Henner, de Chaplin et de Boldini.
Contenu textuel de l'image : Que vouliez vous que tous ces noms confondus à dessein devinssent sans la femme!
Contenu textuel de l'image : Sans la femme, nous n'aurions pas de théâtre, car vous n'imaginez pas le théâtre sans amour, qui vous ramènerait aux représentations primitives des frères de la basoche, pour lesquelles
Contenu textuel de l'image : on n'a jamais dû inventer les soupers de centième.
Contenu textuel de l'image : L'horticulture, la voyez-vous sans la femme? Les roses, les lilas, les violettes, qui est-ce qui les respirerait, qui est ce qui les porterait, à qui les comparerait-on, et surtout à qui les offriraiton ?
Contenu textuel de l'image : Et les meilleurs animaux, que deviendraientils? Le chien, par exemple, cet ami si fidèle, c'est l'homme qu'il craint, mais c'est la femme qu'il airne. Il l'aime, parce que c'est elle qui a le secret des caresses. II n'y a que la femme qui sache caresser : caresser de la main, caresser de la voix, caresser du regard. La caresse qui ne vient pas de la femme est une voie de fait !
Contenu textuel de l'image : Voyons le sport. La chasse, l'équitation, les courses ne vivent que par le chic, mot vulgaire, mais qui renferme à lui seul ce qu'on nomme le goût, la distinction, le comme il faut, la fashion, la mode, l'élégance, mot qui ne se définit pas, mais qui se proclame, qui se manifeste par plusieurs apparences, que nous nous sentons la fantaisie d'observer.
Contenu textuel de l'image : Dès l'enfance, on habitue l'homme à faire le beau.
Contenu textuel de l'image : A dix ans, on lui fait sucer le lait de l'élégance, et on le prépare ainsi à parader plus tard en habit rouge, à une chasse à courre.
Contenu textuel de l'image : Et pour qui cet habit rouge, s'il vous plait, si ce n'est pour attirer l'attention des femmes? Mettez une seule femme dans la société de vingtcinq  homme et leur tenue sera toute différente.
Contenu textuel de l'image : Allez à la campagne; si l'on vous dit : « On sera entre hommes ». la tenue est négligée, le chic disparaît, les bottes sont plus ternes, les cravates plus ternes; mais si la maîtresse de maison et quelques  invitées sont de la partie, n'hésitez pas à parier qu'il y aura des costumes d'opéra-comique parmi les chasseurs.
Contenu textuel de l'image : On s'imaginerait bien à tort que les courses
Contenu textuel de l'image : vivent uniquement de l'attrait de la lutte entre les coursiers. Les deux bons tiers des gens qui s'intitulent sportmen se moquent de l'amélioration de la race chevaline : ce qui les attire par-dessus tout, c'est de se montrer avec une jolie femme à leur bras.
Contenu textuel de l'image : Avez-vous jamais fait courir?... Si vous avez fait courir, avez-vous obéi à des instincts de spéculation ?
Contenu textuel de l'image : Si c'est pour vous enrichir que vous avez entretenu des pur-sang, vous n'avez pas dû tarder à vous apercevoir que votre sort était celui des spéculateurs malheureux et vous vous êtes lassé. Si vous avez fait courir sans vous préoccuper du résultat, si vous avez taillé en grand seigneur, avouez-le franchement, c'est le chic qui vous a guidé.
Contenu textuel de l'image : Ce qu'il vous fallait c'était la gloire simplement ; c'était vos couleurs triomphantes acclamées par la foule, c'était le nom du cheval vainqueur soulevant des hourras et le prix de tant de lauriers, doublé, triplé, centuplé parce qu'ils étaient cueillis devant des femmes.
Contenu textuel de l'image : Pas de femmes, plus de lauriers, des simples !
Contenu textuel de l'image : Je crois vous avoir démontré suffisamment l'influence de la femme sur le sport. En quelques mots je vais vous dire l'influence du sport sur la femme.
Contenu textuel de l'image : Chez cet être aimable entre tous il y a une passion qui prime les autres : la toilette.
Contenu textuel de l'image : Quand son coeur est à la joie, quand tout lui sourit en amour, la coquetterie ne perd pas ses droits. C'est encore la couturière qui a la crème de ses pensées.
Contenu textuel de l'image : En face d'une grande douleur, d'un grand deuil, alors que les circonstances la vouent au crêpe le plus austère, ne demandez pas à la femme de porter un corsage sans retouche, une jupe démodée. Du noir soit, mais du chic quand même.
Contenu textuel de l'image : La veuve inconsolable qui coupe ses cheveux sur la tombe de l'époux, ne sera pas laide pour cela; elle fera friser une à une ses mèches écourtées et à l'aide d'un postiche folâtre elle conservera un type chiffonné.
Contenu textuel de l'image : Toujours, à toute heure, à toute minute, quelles que soient ses autres occupations, elle rêvera faille ou surah, diamants ou turquoises, valenciennes ou guipures. C'est inné en elle.
Contenu textuel de l'image : La femme sûre de sa beauté sera indistinctivement belle de jour et belle de nuit ; elle montrera sans crainte ses épaules au bal et elle les cachera dans la rue ; la taille sera appréciée de même qu'on la voie ou qu'on la devine.
Contenu textuel de l'image : Mais où est le vrai terrain de ses exploits Féminins ? Nous allons y venir.
Contenu textuel de l'image : Toutes les femmes adorent le bal où elles sont sûres de briller, surtout au repos. En dansant il est rare qu'elles ne perdent pas de leur grâce, à moins de valser â merveille.
Contenu textuel de l'image : Au théâtre, la femme n'est vue qu'en buste ; tant pis si elle a une jolie taille, elle n'en bénéficiera pas. Et puis, dans le cadre d'une salle de première elle a souvent à redouter les tons crus des lumières trop vives.
Contenu textuel de l'image : C'est au concours hippique qu'une femme vraiment belle peut se présenter armée de pied en cap et défier ses rivales au soleil. C'est là que pendant huit jours elle les terrassera par centaines. Si Vénus l'a faite à son image, c'est là que, grimpée sur des chaises ou sur des banquettes, elle aura des poses exquises et des souplesses de gazelle ; c'est là qu'elle trahira l'incognito d'un pied miniscule, c'est là qu'elle sera proclamée reine de l'élégance. La coquetterie de la femme se prépare à ces tournois en plein air que lui ménage le sport: elle s'y entraine à l'avance et le jour venu, un jour comme celui de dimanche, de lundi, de mardi, etc., elle devient le miroir aux lorgnettes et les
Contenu textuel de l'image : cent bouches de la chronique mondaine célèbren t pompeusement sa victoire.
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