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488 LA REVUE, LYONNAISE donné Hypermnestre du même auteur. La pièce a été assez goûtée ; on dit que M. Lemierre avant son départ de Lyon donnera à nos comédiens une nouvelle tragédie de sa composition qui n'a paru sur aucun théâtre, elle est intitulée Barnevelt. * 10 novembre. — On fait journellement l'essai de quelques ballons volants qui sont fabriqués chez le sieur Dumont, papetier, place des Jacobins. * 14 novembre. — M. Lemierre vient de recevoir de M. de Ver- genne, défense de faire jouer la pièce de Barnevelt à Lyon. Ce ministre veut que cette nouveauté soit inspectée préliminairement à Paris par le censeur de la cour et ensuite réservée pour le théâtre de la capitale, si le censeur donne son approbation. 19 novembre. — Hier au soir, au sortir de la comédie, des négociants firent partir, près du pont Morand, un ballon qui avait quarante-huit pieds de circonférence. La .nuit était assez noire, mais le ballon n'en parut que mieux dans les airs, pendant plus d'un quart d'heure. Deux fois dans cet intervalle, il sortit du ballon un bouquet de fusées très brillantes, après quoi le ballon s'éteignit ou se perdit dans les nuages. 1786 École d'Alfort. — Dans la salle du concours était, en 1786, un buste de Bourgelat, son fondateur et son premier directeur. Il fut placé en 1780, à la sollicitation de M. Bertin, ministre des finances. Sur le piédestal, on lisait ces mots : Artis veterinarise Magister, et sur la table en marbre qui est au dessus, cette inscription : Claudii Bourgelat, equili ob institutam artem veterinariam discipuli, annuente rege, posuere anno 1780. Plus bas, deux B entrelacée, qui rappellent les premières lettres de Bertin et Bourgelat. Le buste et les ornements étaient de M. Boizot, sculpteur de l'Académie (Dulaure, Environs de Paris).