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                     LA BIBLE ET LA S C I E N C E                     247

 tout au moins extrêmement raréfiée. On appelle la lune un astre
 mort : si la vie y a existé, elle n'y subsiste plus; et les savants, amis
 du transformisme, ajoutent encore que la lune étant plus petite que
 la terre, a plus rapidement que celle-ci parcouru le cycle de son
 évolution.




                                   VI


    Cette hypothèse d'un homme créé à part, doué de grâces toutes
 particulières, et investi d'une sorte de sacerdoce pour la sanctifi-
 cation de l'humanité, n'est point, dans la pensée de M. de Rose-
 mont, réellement contraire à l'enseignement de l'Eglise, puisque
 les seuls points sur lesquels l'Eglise ait fixé notre croyance se
 réduisent à ceux- ci : l'homme a été créé par Dieu ; il a péché dans
 Adam, il a été racheté par Jésus-Christ. Tant qu'une définition
dogmatique du mot hominem ne sera pas intervenue, il semble que
l'interprétation soit libre. La question des origines du monde et
surtout de celles de l'homme, est devenue comme le point stratégi-
que dans la bataille engagée entre la vérité et l'erreur. La science
athée explique sans Dieu l'origine de l'homme ; c'est à l'Eglise de
détruire cette erreur. Elle montrera une fois de plus qu'à chaque
conquête delà science correspond toujours un éclaircissement dans
les mystères de la révélation.
   Adam est placé à part de l'humanité, d'abord par sa création
postérieure, puis par ce souffle de vie, spiraculum vitae, que Dieu
souffle sur sa face. Ce n'est point la vie simple, animam viven-
tem, donnée aux animaux le cinquième jour; c'est la vie de la
grâce. Ceux qui la possèdent s'appellent dès lors les vivants.
   En outre Adam n'est pas à l'état sauvage, comme le reste de
l'humanité. Il est placé dans un lieu à part, un jardin, où Dieu a
fait croître les plantes utiles àlavie, ce que nous avons appelé les
plantes civilisées. Et, comme nous l'avons déjà indiqué d'après
M. de Rosemont, Dieu lui a donné les animaux domesticàbles, les
faisant défiler devant lui, pour qu'il leur donnât des noms. Pour