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D e Tournes quitta ensuite la maison de Gryphe pour s'établir en
particulier, mais quoique séparé il fit en société, avec lui, plusieurs i m -
pressions qu'ils partagèrent entr'eux ainsi que cela se voit dans u n règlement
de compte d u 5 juillet 1580 entre Antoine et Jean leurs fils respectifs, par
lequel ils terminent les affaires que leurs pères avaient faites en société
pendant u n grand nombre d'années et qui n'avaient jamais été réglées.
154a. Les premières éditions que l'on connaisse de lui sont de l'année 1543,
sous laquelle les bibliothécaires indiquent deux livres, l'un intitulé : Deux
épitres des Célèbres Docteurs Saint Hier orne et St Basile, traduites par Jean
I Cailleau, in-160, l'autre les Sermons des six paroles de Jésus-Christ en croix,
traduits du latin par Jean de Gaigny, sur le même format 16 0 , et l'on peut
regarder comme une erreur de L a Croix d u Maine d'avoir dit que Vanato-
mie du Corps humain écrite en latin par Jean Vaffeus et traduite en français
par Jean Canapé avait été imprimée à Lyon par Jean de Tournes et Etienne
Dolet en 1542, i ° parce q u e Duverdier, auteur plus exact et qui cite le
format d u livre in-8°, l'indique sous l'année 1552. 2 0 parce qu'il y a plu-
I • sieurs autres livres de ce Jean Canapé imprimés cette même année 1552 ;
Erreur.Lèche- enfin parce que Duverdier cite u n autre livre intitulé : des Mouvemens des
Fârlfil* C i l ffi'ïf'lfitl
muscles, auteur Galien, imprimé à Lyon in-8° par Etienne Dolet, et depuis
rad. d'Erasme est
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îoiar * Bêcha- par Jean de Tournes en 1552, et L a Croix d u Maine peut avoir confondu
:ue. umque Ex.] t Q u t c g j a Ainsi jusqu'à ce qu'on ait retrouvé u n livre imprimé par lui,
antérieurement à cette année 1543, on peut la regarder comme l'époque de
ses premières impressions.
Il imprima depuis lors u n grand nombre de livres tous remarquables
par la beauté et la netteté des caractères et l'exactitude de la correction ; son
goût pour la bonne littérature se manifesta par les éditions multipliées des
poètes anciens et modernes qu'il mit au jour ; il ne sortit de ses presses que
des livres utiles ou agréables, quoique dès ce temps là l'imprimerie com-
mençât à se deshonorer par des livres satyriques et licencieux, et si la
quantité ou le volume de ses impressions n e le placent pas au rang des
premiers imprimeurs de son siècle, on n e peut d u moins lui refuser u n e
place distinguée parmi ceux d u second. L e Catalogue de ses impressions,
dont nous avons p u avoir connaissance, se trouvera à la suite de cette notice ;
on y en verra plusieurs dont les titres sont sans doute mal indiqués, parce