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N'a pas longtemps, sire que je estoys
En V Anticaille, où du tout je hantoys ;
Vous congnoissez la petite maison
Qui est à vous, sire, c'est doncq raison
Que là dedans des privez et estranges
Soient escripz vos vertuz et louanges ;
Le logis est propice et duysant
Pour composer ; je me voys desduisant
Parmy léans, en eschevant esmay,
Le rossignol y chante au mois de may
Et ijargonne aultement son latin T.
Autrefois Pierre Sala n'était connu en littérature que par sa traduction
icra
Armoiries de Pierre Salla
sur un exemplaire du
Miroir historial de
Signature de Pierre Salla sur un exemplaire du
Vérard, de 1495.
Miroir historial de Vérard, de 1495.
du Roman de Tristan le leonnois et de la belle Reine Yseulte; M. G. Guigue a
signalé encore d'autres œuvres de lui 3 , parmi lesquelles le manuscrit sur les
1. In les Prouesses deplusieurs rois, B. N., mss. fr. 10,430, publié par M. G. Guigue dans leLivre d'amitié.
— Sala est déjà vieux quand il écrit cette pièce et ressent les atteintes de l'âge, si l'on en croit ces quelques
vers !
Mais vieillesse, la très mérencolique,
Me fait présent d'une goutte ou colicque
Toutes les fois qu'elle voit que je veulx
Venir à vous rendre mes droitz et veux.
3. Le Régime contre la pestillance, le Roman du Chevalier au Lion.