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228 CHRONIQUE DE FÉVRIER 1900 officier de l'Instruction publique, chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Sur sa dépouille, qu'on transportait à Fcyzin (Isère), deux discours furent prononcés par M. Armand Caillât, président du Conseil d'administration de l'Ecole, et par M. J. Bauer, le peintre, président de la Société lyonnaise des Beaux-Arts. Tous deux ont loué le caractère élevé et la valeur du maître que perdent les arts. Charles Dufraine, qui était né en 1827, à Saint-Germain-du-Plain, s'était principalement exercé dans la statuaire religieuse. Le 4 février, s'éteint à Belleville-sur-Saône, M. Marmon- nier, ancien député du Rhône, depuis longtemps oublié ! Il est mort à 45 ans, juge au Tribunal civil de la Seine, après une longue et douloureuse maladie. Le même jour, expirait Mme la comtesse de Monspey, appartenant à une des plus anciennes familles du Beaujolais. Elle était veuve du comte Anselme de Monspey, petit-fils du marquis de Monspey, lieutenant général des armées du Roi, qui fut député de la noblesse du Beaujolais aux Etats généraux de 1789. Puis, un nouveau deuil frappe, le 6 février, la famille si éprouvée de M. Aynard, député du Rhône, qui perd son frère M. Joseph Aynard, un esprit fin, cultivé dont la mort cause à Lyon de vifs regrets. En même temps, on apprenait de Vaugneray, la mort de M. Perrier, maire de ce pays, conseiller général du canton, président de la Société des Vieux Mobiles. Le 7 février, nous apporte la nouvelle de la mort d'un des hommes le plus justement estimés de la société lyon- naise, M. Ernest Gayet, emporté à l'âge de 79 ans, par une courte maladie. M. Gayet était ancien président de la Caisse d'épargne de Lyon, ancien administrateur des Hos- pices et du Dispensaire, collaborateur dévoué de l'abbé Faivre