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 158            CHRONIQUE DE JANVIER      I9OO

 Moreau, récit découpé en cinq courts tableaux, de l'arres-
tation, de la condamnation et de la fuite de ce Lavalette,
qui, on le sait, fonctionnaire impérial aux Cent Jours, avait
été arrêté et jugé par la Cour d'assises au retour des Bour-
bons.
   La pièce n'a pas eu le don d'émouvoir beaucoup le public
que ces actes décousus et sans consistance ont laissé froid,
malgré une bonne exécution et de brillants costumes.
   Le 17 janvier, sur la même scène, pour fêter le 278 e
anniversaire de la naissance de Molière, MM. Coquelin cadet
et Le Bargy viennent nous offrir Les Femmes Savantes : on
s'est écrasé dans la salle pour applaudir les deux plus bril-
lants pensionnaires de la maison de Molière.
   Autre première : le 24 janvier, on joue aux Célestins
 Coralieet C'% fantaisie hilarante de Valabrègue et Hennequin
 qui obtient un immense succès de fou rire et est appelée à
tenir longtemps l'affiche.
   Nous n'entreprendrons pas d'analyser cette folie en trois
actes, qui nous montre les salons à double face d'une modiste
en renom et où les acteurs se poursuivent, se retrouvent et
se perdent avec une verve endiablée. Si la pièce nouvelle
ne témoigne pas d'une grande nouveauté d'invention, elle
a le mérite de la bonnne humeur. C'est déjà quelque chose.
   Au Casino, la revue inévitable : Ohé ! les Gones, par les
auteurs favoris du public habituel de ce spectacle : MM. Raoul
Cinoh et Verdellet, costumes brillants et décolletés à ou-
trance de notre compatriote Bianchini, le dessinateur de
l'Opéra.
   Cette revue peut être classée parmi les meilleures du genre.
   Tous les faits lyonnais qui, à un titre quelconque, nous
ont intéressés au cours de l'an dernier, y défilent au milieu
de la gaieté et de l'entrain des artistes.