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ARCHÉOLOGIE ET ARCHITECTURE 253 . Didron, poursuivant avec ardeur le vandalisme des démolisseurs d&ns ses nombreux écrits ; De Caumont, se faisant le propagateur infatigable des idées nouvelles ; Vitet, Mérimée, multipliant leurs voyages et leurs rap- ports sur la conservation de nos édifices nationaux. Un tel mouvement, dis-je, remit en honneur nos vieux monuments du Moyen Age encore si nombreux sur notre sol, appela l'attention des pouvoirs publics sur leur protec- tion et répandit le goût, je pourrais dire en me reportant à l'époque, la mode de ce retour aux choses anciennes. Des comités se formèrent, des enseignements spéciaux se créèrent jusque dans les séminaires, et des publications de toute espèce classèrent méthodiquement et avec des classi- fications minutieuses toutes les transformations en four- nissant à l'envi jusqu'aux moindres détails gothiques. C'est de là qu'est venue cette troisième école dont nous parlions en commençant, celle des Archéologues. Notons que le mouvement n'est pas venu des architec- tectes ; ceux-ci ne s'y sont associés que plus tard • et non sans indécision. Ce fut surtout de 1839 à 1847 que l'archi- tecture du Moyen Age devint l'objet d'études passionnées (Daly, 1863). Lassus en fut le premier champion ardent et convaincu, bien que pas toujours heureux et peu après Viollet-le-Duc, son collègue, puis son continuateur, vint par ses ouvrages et ses travaux remarquables donner à ces recherches archéo- logiques relatives au Moyen Age, une précision et un inté- rêt considérables. A remarquer que cet intérêt n'empêcha pas qu'il n'y eût de la part des « indépendants » une vive cpposition contre ces tendances, et l'on put même voir, à un certain moment,