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276 LES PEINTRES SUR VERRE A LYON finem quoi resta dicto verrerio -débita sibi solvalur (1). Cette rose de Henri de Nivelle n'a rien de saisis- sant, surtout dans l'état où elle est aujourd'hui. L'eflFet décoratif était d'ailleurs affaibli par les délicatesses du dessin et par une gamme de couleurs plus adoucies. Janin Saquerel exécuta, sous les ordres de Perronet Saquerel, des verrières pour la cathédrale en 1414 et en 1415 (2). C'est certainement ce même Janin qui fit pour le compte du Consulat, « tout à nove les deux verrières et la rose de la chapelle de saint Jaquesme en laquelle tient le conseil de ladicte ville (3). » Les actes capitulaires font mention de travaux de Perronet Saquerel en 1426-1427 (4). La chapelle de Saint-Michel fut construite à partir de 1448 (5); elle est éclairée par une fenêtre dont les vitraux ne sont plus en place, mais ont été conservés. Les panneaux peints dans une tonalité délicate sont de Laurent Girardin. On avait abandonné alors les anciens principes de l'art du verrier et les grandes qualités déco- ratives étaient perdues. Le. vitrail n'était le plus souvent qu'un carton de peintre reporté sur verre. Les vitraux de la chapelle du Saint Sacrement, plus connue sous le nom de son fondateur, le cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Lyon, qui y fut inhumé, ont une haute valeur artistique. Des anges (1) Archives du Rhône, actes capitulaires, livre V, f° 92. (2) Archives du Rhône, actes capitulaires, livres IX et X, f° 86. (3) Archives de Lyon, CC 385. (4) Archives du Rhône, actes capitulaires, livre XII, f> 293. (5) Antoine Montaing était alors maître de l'œuvre.