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tant pas à un homme de passer entre eux deux. Or l'un de
ces murs en face de l'autre qui est seulement garni de
ciment, est recouvert lui d'un enduit blanc sur lequel on a
pu retrouver dans quelques endroits, les traces des orne-
ments dont j'ai parlé, une figure de prêtre, des bordures de
feuillage, de liserons peints avec un art véritable, etc., etc.
Ces peintures ont dû de toute nécessité être faites avant la
construction de l'autre mur.
   Que signifie cette construction de cet autre mur ? Pour-
quoi a-t-elle été faite ? C'est ici que le chercheur s'arrête en
face d'un problème impossible à résoudre, avec les données
dont nous disposons de nos jours.
   Ce qu'on peut affirmer c'est que ce sont là des fresques
romaines comme le temple lui-même et ceci perd donc
beaucoup de son intérêt.
   Nous ne pouvons raisonner que d'après les vestiges qui
subsistent encore du monument que nous étudions; tout le
reste n'est qu'un champ ouvert à toutes les hypothèses les
plus vagues et les plus fantaisistes.
   Or nous nous trouvons ici en présence de trois piliers
angulaires d'un temple hélas disparu.
   Ces piliers tout mutilés qu'ils sont par le temps et surtout
par les hommes, présentent encore un caractère assez
accusé pour qu'on puisse sans se tromper déterminer le
style et l'époque de leur construction.
   Je n'apporte ici bien entendu que l'avis des hommes
spéciaux à qui j'ai soumis les photographies, dessins, plans
du temple d'izernore, et qui ont bien voulu me communi-
quer leurs savantes appréciations.
   Les colonnes (et c'est l'opinion de M. de Saint-Didier et
d'autres écrivains) sont du style corinthien. Elles ont une
hauteur de six mètres à partir de la base.