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478 LA CONFRERIE DES VIGNERONS de la prébende que se disputaient Antoine Brosse, chanoine de Saint-Nizier, et le sieur Roset, prêtre habitué de la même église. Cette contestation, qui durait encore en 1722, dut se terminer, comme les précédentes, par un com- promis. Pareil dissentiment surgit plus tard entre Ambroise Liottier, prêtre habitué, et le sieur Navarre, curé et cha- noine de Saint-Nizier, lequel demeura pourvu de la pré- bende des Jardiniers, dont le revenu total, d'après le rôle de 1760, était de 796 livres (21). Mais la Révolution allait bientôt anéantir les institutions civiles et religieuses. La modeste confrérie des Jardiniers ne devait pas échapper à la destinée commune. En leur qualité de biens ecclésiastiques, les domaines formant sa prébende jfurent saisis par l'Etat et vendus comme biens nationaux. Voici les principales dispositions du bref de vente de la portion qui joignait le couvent des Augustins Réformés de la Croix-Rousse : « On fait savoir que le dix-sept mars mil sept cent « quatre-vingt-onze, à deux heures de relevée et suivantes, « il sera procédé à la vente au plus offrant et dernier « enchérisseur, d'une maison, jardin et dépendances dite « chapelle des Vignerons appartenant à la Nation, ci- « devant possédé par le prébandier de la prébande des « Vignerons, dont la désignation suit : « Maison et jardin à la Croix-Rousse, dite chapelle des « Vignerons, de la contenance d'environ huit bicherées. (21) Etat général des prébendes du diocèse de Lyon, etc., d'après le rôle de 1760. Un registre aux Archives de l'archevêché de Lyon, rayon de l'Extraordinaire.