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CHAZAY-D'AZERGUES EN LYONNAIS 217 ravages de 1793.Les croisées ont été bouchées en partie ou dépouillées de leurs croisillons, un pigeonnier a été placardé contre la tour octogone et lui enlève toute sa beauté exté- rieure. Une construction à deux étages et à deux croisées de façade a été élevée à côté de la grande tour, devant le mur oriental, détruisant l'harmonie extérieure de cette cons- truction ; c'est la maison actuelle de l'aumônier des Sœurs Saint-Charles. Telle fut cette demeure bâtie par Théodore du Terrail, vers 1480. Le nouvel édifice était à peine achevé, que le cardinal Charles de Bourbon mourait et laissait son siège à Hugues de Talaru, d'une famille toute lyonnaise et grandement ami de l'abbé d'Ainay. Aussi les bons rapports continuèrent- ils à régner entre ces deux hauts personnages, et Chazay vit réceptions et fêtes brillantes. Ils s'entendirent surtout pour repousser loin de leurs territoires des bandes de soldats indisciplinés qui renouvelaient les horreurs des Ecorcheurs. Nous connaissons les méfaits de ces nouveaux Routiers par les chroniques du temps, qui racontent que le roi Charles VIII, venant du Forez, sJarrêta à l'abbaye de Sa vigny, vint coucher au château de Saint Bel et arriva à Lyon dans les premiers jours de mars 1488. Le 7 mars, étant reparti de Lyon, il dîne à L'Arbresle et va coucher à Tarare ( n ) . Ce fut dans ce voyage que le roi put se convaincre des excès commis par ces gens sans aveu. Leurs bandes s'étaient formées à l'arrivée au trône du roi Charles VIII, lorsque ce prince avait élevé les tailles dans nos provinces. « Aussi,, nous dit La Mure, en ces pays, en raison des dites charges, (il) B. Maillard. Chronique, p. 40. N° 3. — Septembre 1890. 14